Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Amériques

Washington veut un partenaire "crédible" à Kaboul avant d'envoyer des renforts

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/10/2009

Le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, a déclaré dimanche qu'il serait "imprudent" d'envoyer des renforts en Afghanistan tant qu'il n'y aurait pas un gouvernement crédible à la tête du pays.

REUTERS - La stratégie afghane de Barack Obama et la décision d’envoyer des renforts en Afghanistan dépendent de la crédibilité du gouvernement de Kaboul, a déclaré dimanche Rahm Emanuel, secrétaire général de la Maison blanche.

La question essentielle n’est pas : « combien de soldats vous envoyez, mais avez-vous un partenaire afghan crédible? », a noté Rahm Emanuel, invité de l’émission « State of the Union » sur CNN, ajoutant que le pays ne dispose pas pour l’heure d’une armée, des forces de police et des services pour être efficace.

Les allégations de fraudes à l’élection présidentielle d’août ont plongé l’Afghanistan dans une situation d’incertitude politique au moment où le président américain doit prendre une décision sur les effectifs nécessaires pour combattre les taliban.

Emanuel a souligné qu’il était important que l’issue du scrutin soit perçue comme légitime et crédible et que l’Afghanistan décide s’il y aura un second tour opposant le président Hamid Karzaï à l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah ou des négociations entre les deux candidats arrivés en tête.

« Le pire serait que les Afghans pensent que la conduite a été décidée sous l’impulsion des Etats-Unis », a dit Rahm Emanuel à l’émission « Face the Nation » de CBS.

Il a précisé que les consultations de la Maison blanche sur la stratégie en Afghanistan et les effectifs militaires nécessaires se poursuivraient au cours des deux prochaines semaines, soulignant sur CNN qu’il serait « imprudent » de décider d’envoyer des renforts sans avoir procédé à une analyse approfondie.

« Il est clair qu’au fond, il y a une guerre qui dure depuis huit ans, qui dérive (...) Et qu’il n’y a pas les forces de sécurité, une armée, le type de services qui sont importants pour faire des Afghans un véritable partenaire », a dit à CNN le secrétaire général de la Maison blanche.

Les forces sous commandement américain ont renversé le gouvernement taliban qui refusait de livrer les dirigeants d’Al Qaïda après les attentats du 11 septembre 2001, mais le mouvement islamiste s’est regroupé en une insurrection pugnace.

« Briser l’élan taliban »

Les pertes s’alourdissent parmi les 68.000 soldats américains déjà présents en Afghanistan et la population américaine est lasse de la guerre. Le général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces américaines et de l’Otan en Afghanistan, a recommandé le déploiement de 40.000 hommes supplémentaires.

« Le plus important (est) d’avoir un gouvernement considéré comme légitime par la population et qui a la crédibilité (nécessaire) pour être un partenaire dans les efforts déployés pour que l’Afghanistan ne soit pas un repaire pour Al Qaïda ou pour un autre type de terroristes ou d’organisations terroristes internationales », a dit Rahm Emanuel sur CBS.

Le sénateur démocrate John Kerry, président de la Commission des Relations étrangères au Sénat, a déclaré dans une interview accordée à CNN depuis Kaboul qu’il serait irresponsable d’engager des effectifs supplémentaires alors que l’issue de l’élection afghane reste indécise.

« Il est temps pour le président Karzaï de s’engager franchement et de partager avec la communauté internationale une meilleure vision de la manière dont le gouvernement (afghan) va tenir bon et être un partenaire à part entière », a par la suite déclaré John Kerry à CBS.

Battu par George W. Bush à l’élection présidentielle de 2004, Kerry est l’une des personnalités arrivées ces derniers jours en Afghanistan, avant l’annonce des recommandations de la Commission des plaintes électorales.

Ike Skelton, président de la Commission des Services armés de la Chambre des représentants, et Joe Lieberman, président de la Commission de la Sécurité intérieure au Sénat, ont exhorté dimanche Barack Obama à « briser l’élan taliban le plus vite possible », ajoutant qu’une « force décisive » est nécessaire pour donner au gouvernement afghan une chance de réussir.

« Nous ne gagnerons pas ce conflit parce que nous envoyons un nombre déterminé de soldats supplémentaires en Afghanistan. Mais ces renforts sont, à notre avis, probablement nécessaires pour gagner du temps et de l’espace afin d’aider le peuple afghan à remporter son propre combat contre les taliban et d’autres groupes extrémistes », affirment-ils dans une tribune parue dans le Washington Post.
 

Première publication : 19/10/2009

  • ÉTATS-UNIS

    Le démocrate John Kerry s'oppose à l'envoi immédiat de renforts en Afghanistan

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Selon Kouchner, Karzaï serait prêt à tendre la main à son rival Abdullah

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)