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- Formule 1 - Rallye
Dernière ligne droite pour Ari Vatanen et Jean Todt
Au terme d’une âpre campagne, le collège de la FIA va élire, vendredi, son prochain président. Le choix se fera entre le Finlandais Ari Vatanen et le Français Jean Todt, deux monstres sacrés du sport automobile.
La Fédération internationale de l'automobile (FIA) va choisir, vendredi, le remplaçant de Max Mosley qui est aux commandes de la vénérable institution depuis 1993. Les candidats sont deux grands messieurs du sport automobile : l’ex- pilote de rallye Ari Vatanen et Jean Todt, ancien directeur technique de l’écurie Ferrari en Formule 1.
Les deux hommes se connaissent bien pour avoir remporté plusieurs éditions du Paris-Dakar (1987, 1989, 1990) avec PSA Peugeot-Citroën. Mais depuis le début de cette campagne sans merci, les anciens collaborateurs ne se parlent que par communiqués acerbes.
Un choix entre rupture et continuité
Moins habitué aux marathons électoraux qu’Ari Vatanen, eurodéputé depuis 1999, Jean Todt déclare dans une interview à Motors TV que ces trois derniers mois sont loin d’avoir été "la période préférée de [sa] carrière". Car dès l’annonce de la candidature d’Ari Vatanen, le 10 juillet dernier, la campagne va prendre une tournure conflictuelle entre l’ancien champion de rallye et Jean Todt, ouvertement soutenu par Mosley.
Un fait du roi que s’empresse de dénoncer le Finlandais dans une interview accordée au quotidien espagnol "AS", le 17 juillet 2009. "Il n'est pas correct que Max [Mosley] veuille imposer un nouveau leader, avec l'appui de la Fédération. La FIA n'est pas un royaume, c'est une république dans laquelle les leaders sont élus démocratiquement." Et d'ajouter : "Je représente ce changement, une nouvelle étape, alors qu'au contraire, Jean Todt représente l'ancienne étape."
"Des allégations dénigrantes"
Par ailleurs, Vatanen accuse la Fondation de la FIA de financer la campagne de Jean Todt par le biais de la femme du Français, ambassadrice mondiale pour la campagne Make Roads Safe, dont Todt est l’administrateur financier.
La réponse ne se fait pas attendre. "J’espère que tous les candidats mèneront leur campagne avec dignité et éviteront de personnaliser les problèmes ou de s’engager dans la diffusion d’allégations dénigrantes ou fausses", répond le Français à son détracteur.
Si le Français bénéficie d’appuis importants auprès des 132 membres de la FIA, Vatanen a pris le parti de démarcher auprès des "petites" nations votantes. La Jordanie, l’Arabie Saoudite, les Pays-Bas, Chypre et la Finlande lui ont assuré leur vote.
Sauf surprise, Jean Todt devrait devenir le prochain président de la FIA mais force est de constater que les attaques du Finlandais sur l’intégrité, la transparence et le mode de fonctionnement de la FIA ont eu leur effet au sein de l’institution et du grand public.




























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