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Amériques

L'ex-dictateur Gregorio Alvarez condamné à 25 ans de prison

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/10/2009

Reconnu coupable de violations des droits de l'Homme - "37 homicides 'très spécialement' aggravés", comme l'indique l'avocat des parties civiles -, l'ex-dictateur uruguayen Gregorio Alvarez a été condamné à 25 ans de prison.

AFP - L'ancien dictateur uruguayen Gregorio Alvarez a été condamné jeudi à 25 ans de prison pour des violations des droits de l'Homme, à trois jours d'un référendum sur l'annulation d'une loi qui a longtemps empêché de plus amples poursuites contre militaires et policiers dans ce petit pays d'Amérique latine.
   
Alvarez, ex-commandant en chef de l'armée en 1978 et dernier président du régime militaire uruguayen, entre 1981 et 1985, "a été condamné à 25 ans de prison pour 37 homicides +très spécialement+ (sic) aggravés", a annoncé à l'AFP l'avocat des plaignants, Oscar Lopez Goldaracena.
   
"Cet après-midi j'ai été notifié de la condamnation de Gregorio Alvarez (...) par le juge (...) Luis Charles", a-t-il expliqué.
   
L'ex-dictateur de 83 ans ne s'est pas déplacé au tribunal "prétextant une "diarrhée", et pourrait être notifié de sa condamnation "dans sa prison" s'il ne peut pas se déplacer, a ajouté l'avocat, expert en droits de l'Homme.
   
Alvarez avait été placé en prison provisoire le 17 décembre 2007 pour des disparitions forcées de prisonniers politiques, transférés clandestinement de Buenos Aires à Montevideo, puis exécutés.
   
Une cour d'appel avait ensuite changé la qualification de disparitions forcées à celle d'"homicides particulièrement aggravés", asssortie d'une peine plus lourde.
   
Huit ex-soldats et policiers ont été pour la première fois condamnés fin mars 2009 pour des violations des droits de l'homme durant la dictature. L'ex-capitaine de navire Juan Carlos Larcebau a été condamné jeudi en même temps qu'Alvarez à 20 ans de prison.
   
Un autre ancien dictateur, Juan Maria Bordaberry, au pouvoir entre 1973 et 1976, est en attente de jugement.
   
Mais pour beaucoup d'Uruguayens ce n'est pas suffisant.
   
Un quart de siècle après la fin de la dictature, l'Uruguay se prononcera donc dimanche en référendum sur l'annulation de la loi de "caducité", qui oblige les juges à consulter l'exécutif pour savoir s'ils peuvent poursuivre militaires et policiers dans des affaires de violation des droits de l'Homme.
   
Le scrutin aura lieu le jour du premier tour de l'élection présidentielle dans ce pays de 3,3 millions d'habitants, qui a pour favori un ancien guérillero emprisonné pendant la dictature, José Mujica.
   
Selon un sondage publié lundi par la quotidien Ultimas Noticias, 47% des Uruguayens sont favorables à l'annulation de la loi de "caducité", 40% opposés, 13% sans opinion.
   
Alors que l'Argentine voisine a annulé ses lois d'amnistie de la dictature (1976-1983) en 2003 et qu'environ 500 militaires sont poursuivis au Chili pour crimes contre l'humanité commis sous le régime du général Augusto Pinochet (1973-1990), le sort des disparu uruguayens reste largement inconnu.
   
Après le retour de la démocratie en 1985, les familles de 231 disparus recensés par une Commission de la paix ont déposé plainte, mais les militaires ont refusé de répondre aux convocations des juges.
   
Pour éviter une crise institutionnelle, le parlement a adopté fin 1986 la loi de "caducité" ratifié par référendum en 1989. L'exécutif l'interpréta longtemps comme une amnistie de facto.
   
Il fallut attendre 2005 et l'arrivée au pouvoir de Tabaré Vazquez, premier président de gauche de l'histoire du pays, pour qu'un gouvernement autorise la justice à enquêter sur quelques cas.
   
Une "Coordination pour l'annulation de la loi de caducité" a ensuite réuni en avril le nombre de signatures suffisantes pour organiser le référendum de dimanche.

 

Première publication : 23/10/2009

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