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EUROPE

Radovan Karadzic prêt à en découdre avec ses juges

Vidéo par David THOMSON

Texte par Nicolas DE SCITIVAUX

Dernière modification : 22/10/2009

L'ancien dirigeant des Serbes de Bosnie se prépare à affronter, lundi, le Tribunal pénal international de La Haye. L'accusé a décidé d'assurer lui-même sa défense.

Le procès de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, débutera bien lundi. Ainsi en a décidé le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), mettant fin aux derniers espoirs de l’accusé de voir le procès reporté.

Mercredi soir, Karadzic avait annoncé qu’il boycotterait l’ouverture du procès sous prétexte qu’il n’avait pas eu assez de temps pour préparer sa défense. Arrêté en 2008, il estime que le temps qui lui a été alloué pour se préparer est inférieur à la moyenne généralement accordée par le TPI. "Aucun avocat au monde n'aurait pu se préparer pendant cette période de temps, explique Karadzic. Ce procès, qui est le plus gigantesque, aurait dû recevoir au moins le temps de préparation moyen qui est de presque deux ans."

Massacre de Srebrenica

“Pusiqu’il [Radovan Karadzic] se défend lui-même, il peut choisir de venir au tribunal ou de se désister en envoyant une note aux juges qui stipule que le procès peut démarrer sans lui, explique sur l'antenne de FRANCE 24 Nerma Jelacic, porte-parole du TPIY. S’il décide de ne pas venir et qu’il refuse de signer cette lettre de désistement, alors les juges devront prendre une décision.“


Mardi, le procureur du tribunal international, Serge Brammertz, avait fait savoir que Radovan Karadzic avait eu quinze mois pour préparer sa défense et que ses droits avaient été respectés. "En fait, il a eu 15 ans pour se préparer, rappelle Florence Hartmann, ancienne porte-parole du TPIY, interrogée par FRANCE 24. Il a été inculpé par le TPI pour génocide dès 1995."

Arrêté en juillet 2008 à Belgrade après treize ans de cavale, Radovan Karadzic a décidé de plaider non coupable. Il est notamment accusé d’être responsable du massacre de Srebrenica en juillet 1995, au cours duquel quelque 8 000 musulmans ont été exécutés, ainsi que du siège de Sarajevo.

Un dossier d'accusation d'un million de pages

À l’instar de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic, décédé en prison en 2006 alors que son procès devant le TPIY entrait dans sa cinquième année, Radovan Karadzic a choisi de se défendre seul. Mais contrairement à Milosevic, qui préférait attaquer la légitimité du tribunal plutôt que de répondre à l’accusation, Karadzic semble avoir accepté l’idée de se battre. "Il est plus sur l’offensive que Milosevic, estime Florence Hartmann. Il ne va pas baisser les bras et il va tout faire pour déranger les Occidentaux."

Karadzic n’a d’ailleurs pas hésité à semer le malaise en saisissant - en vain - la chambre d’appel en juillet dernier, affirmant qu’en 1996 le négociateur américain Richard Holbrooke lui avait octroyé l’immunité devant le TPI, ce que dément Holbrooke.

Phénomène peu courant, Radovan Karadzic a choisi de s’entourer d'une vingtaine d'avocats et de juristes internationaux pour éplucher le dossier de l'accusation qui compte un million de pages. "C'est très inhabituel, les équipes de défense sont généralement très réduites", reconnaît l'un de ses avocats américain, Peter Robinson, qui se veut optimiste sur le déroulement du procès. Selon lui, Radovan Karadzic - qui n’a aucune formation juridique - est "très intelligent, a beaucoup d'humour et comprend vite".

Première publication : 22/10/2009

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