Dernière modification : 22/10/2009
- Élections législatives - Mamadou Tandja - Niger
Les premiers résultats des législatives favorables au parti du président Tandja
Les premiers résultats des législatives accordent au parti du président Tandja 21 des 25 sièges d'ores et déjà attribués. L'Union européenne a réitéré ses menaces de sanctions si l'ordre constitutionnel n'était pas rétabli.
Par Dépêche (texte)
AFP - Les premiers résultats des élections législatives au Niger accordent jeudi au parti du président Mamadou Tandja 21 des 25 sièges d'ores et déjà attribués.
Le scrutin de mardi avait été boycotté par un grand nombre de partis de l'opposition, et a conduit la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) à suspendre la participation du Niger. Il s'inscrit dans le processus amorcé par le président Tandja, qui a obtenu par référendum en août une révision de la constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Dans la préparation de cette consultation sur les institutions du Niger, Tandja avait dissous l'Assemblée nationale, dont les 113 sièges étaient à pourvoir mardi.
Sur les 25 sièges déjà attribués, 21 reviennent donc à son parti, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD); trois autres vont à un parti allié au parti présidentiel et un a été remporté par un candidat indépendant.
Le décompte devait se poursuivre jeudi.
"D'après les résultats que nous avons déjà comptabilisés, j'estime que la participation a été bonne, entre 40 et 50% des inscrits", a déclaré à Reuters Moumouni Hamidou, président de la commission des élections.
"A première vue, estime Nana Adu Ampofo, analyste d'IHS Global Insight, le président a été en mesure de faire passer les changements qu'il souhaitait mais il s'est aliéné la plupart des entités nationales et internationales."
Avant d'être suspendu par la Cedeao, le Niger avait déjà vu l'Union européenne geler en juillet une partie de son aide au développement.
Mais le gouvernement de Niamey minimise ces critiques et ces sanctions, estimant que les puissances régionales "se méprennent" sur la situation politique du pays, grand fournisseur d'uranium.
Et pour certains analystes, les menaces des pays donateurs ont peu d'effet sur le Niger, qui a d'ores et déjà conclu des contrats de plusieurs milliards de dollars avec le groupe français Areva pour l'exploitation du gisement d'uranium d'Imouraren et plusieurs compagnies pétrolières chinoises.
"Compte tenu du soutien de l'armée, à laquelle Tandja a appartenu, et de la relative équanimité des principaux partenaires économiques hors de la région, il est improbable que Tandja soit contraint à plier", avance Ampofo, d'IHS Global Insight.
Sur le même sujet
Politique & économie en AFRIQUE, infos & news au Maghreb




















Commentaires
Réagir à cet article