Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Non, l'attentat de Mogadiscio n'a pas été oublié par les médias

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Togo : au moins 3 morts à Sokodé

En savoir plus

LE DÉBAT

Lutte contre le groupe état islamique en Syrie, les jihadistes perdent le contrôle de Raqqa

En savoir plus

LE DÉBAT

Lutte contre le groupe état islamique en Syrie, les jihadistes perdent le contrôle de Raqqa

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Virginie Calmels : "le danger, c'est que les femmes se victimisent"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Virginie Calmels : "Emmanuel Macron a réussi à faire exploser la gauche mais la droite résiste"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Pascal Légitimus : un illustre Inconnu

En savoir plus

FOCUS

Lutte contre le terrorisme en France : l'opération sentinelle à bout de souffle?

En savoir plus

LE DÉBAT

Harcèlement sexuel : libération de la parole ou dénonciations généralisées ? (partie 2)

En savoir plus

Economie

Nokia traduit Apple et son iPhone en justice

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 23/10/2009

Le premier constructeur mondial de téléphones portables a déposé plainte pour violation de brevets contre le créateur de l’iPhone. Un recours qui annonce une longue bataille juridique dont les enjeux sont plus stratégiques que financiers.

Alors qu’Apple s’installe de plus en plus sur le marché de la téléphonie mobile avec son iPhone, le leader du secteur, le finlandais Nokia, a décidé de déposer plainte contre son concurrent pour violations de brevets dans les smartphones (téléphones dits intelligents connectés à l’Internet). La marque à la pomme n’a, pour l’heure, pas encore réagi.

Le recours, déposé devant une cour de l’Etat du Delaware, aux États-Unis, liste 10 brevets déposés par le géant finlandais, dont des technologies sans fil, le cryptage vocal et certaines normes de sécurité, qui seraient utilisées par Apple sans qu’il ne s’acquitte des droits de licence. Il serait l’un des rares acteurs de ce marché, d’après Nokia, à ne pas avoir signé d’accord.

Dans un communiqué, le constructeur affirme qu’il ne va pas laisser Apple "profiter gratuitement de ces innovations" alors qu’il a dépensé plus de 40 milliards d’euros en recherches et développement. Nokia affirme avoir demandé à plusieurs reprises à son concurrent américain de signer les accords de brevets. Sans succès. Il s’agirait du "dernier recours" pour le géant des télécommunications qui ne demande pas l’arrêt des ventes de l’iPhone mais le versement de dommages et intérêts.

Goutte d’eau

La bataille juridique qui s’annonce risque d’être longue. "Rien que pour établir la violation de brevet, il faut prévoir des années", estime dans le "New York Times" Jerry A. Kaufman, le président d’Alexandre Resources, une agence de consulting américaine spécialisée dans les questions de brevets.

Plus qu’une histoire de gros sous, cette action en justice pourrait être une réaction de Nokia à la montée en puissance d’Apple. Pour le fabricant finlandais, les royalties dérivées de ses brevets ne constituent en effet qu’une goutte d’eau dans son chiffre d’affaires. "Seulement 1 ou 2 % du prix des téléphones", précise Jerry A. Kaufman. Apple lui devrait quelques centaines de millions de dollars.

Par cette action, Nokia chercherait plutôt à contraindre un poids lourd des smartphones à suivre ses propres règles. Aux Etats-Unis, marché stratégique pour la téléphonie mobile, l’iPhone possède 22 % des parts de marché du secteur, selon une enquête du cabinet d’étude IDC.

 

Première publication : 23/10/2009

COMMENTAIRE(S)