Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Regain de tension au Burundi entre 2 et 4 morts depuis mardi soir

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le corps d'un enfant syrien mort noyé, terrible symbole de la crise des réfugiés

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Joseph Stiglitz : "Les politiques qui ont mené à la crise dominent toujours"

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un rappeur et un entrepreneur en quête d’identité européenne (partie 1)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un rappeur et un entrepreneur en quête d’identité européenne (partie 2)

En savoir plus

FOCUS

Inde - Pakistan : une nouvelle génération prend les armes au Cachemire

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

De la Syrie à la Hongrie : une famille sur la route de l'exil

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Humour belge garanti dans "Le tout nouveau testament"

En savoir plus

FACE À FACE

Rentrée politique : les défis de François Hollande

En savoir plus

Amériques

Un ex-général condamné à la prison à perpétuité

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/10/2009

Le général argentin à la retraite, Jorge Olivera Rovere, a été condamné vendredi à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat de plusieurs parlementaires uruguayens.

AFP - Le général argentin Jorge Olivera Rovere, bras droit d'un des chefs militaires de la dictature, a été condamné vendredi à la prison à perpétuité pour des crimes contre l'humanité dont les assassinats des parlementaires uruguayens Zelmar Michelini et Hector Gutierrez Ruiz.

Le verdict a été lu par un juge du tribunal fédéral numéro 5, et retransmis en direct par les chaînes de télévision d'informations du câble argentin.

Olivera Rovere, militaire à la retraite de 82 ans, était le bras droit de l'ancien général décédé Guillermo Suarez Mason, un des chefs militaires de la dictature (1976-1983), surnommé "le boucher d'Olimpo" du nom du centre de détention et de torture qu'il dirigeait.

Il était accusé de quatre homicides et de 107 séquestrations et disparitions, dont celles de l'écrivain argentin Haroldo Conti et de quatre Uruguayens, dont les deux parlementaires, au fort retentissement.

Ces exécutions avaient été menées dans le cadre du plan Condor, opération conjuguée des dictatures sud-américaines pour éliminer leurs opposants.

Il était aussi porte-parole de l'ancien dictateur Leopoldo Galtieri pendant la guerre des Malouines contre la Grande-Bretagne en 1982.

Zelmar Michelini, ancien sénateur uruguayen et un des fondateurs de la coalition de gauche du Frente Amplio (Front élargi) et Hector Gutierrez Ruiz, ancien président de la chambre des députés de l'Uruguay, s'étaient réfugiés en Argentine après le coup d'Etat de 1973 dans leur pays.

Ils ont été enlevés le 18 mai 1976 à Buenos Aires, la capitale argentine.

Leurs cadavres ont été retrouvés trois jours après à l'intérieur d'un véhicule abandonné dans la périphérie de Buenos Aires, avec les corps de deux autres Uruguayens, Rosario Barredo et William Whitelaw.

Le Plan Condor avait été mis sur pied par les dictatures d'Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de Bolivie et d'Uruguay.

Le procès a passé en revue les crimes commis dans les importants centres clandestins de détention et de tortures "El Banco", "El Olimpo", "Automotores Orletti" de Buenos Aires, sous les ordres d'Olivera Rovere.

Un autre ex-général à la retraite a été condamné à perpétuité vendredi, Bernardo Menendez, mais trois autres militaires ont été acquittés, Felipe Jorge Alespeiti, Humberto José Lobaiza et Teofilo Saa.

Les avocats des victimes et les représentants des organisations des droits de l'Homme ont vivement critiqué ces acquittements, tandis que les familles des victimes présentes autour de la salle d'audience du tribunal ont réagi avc indignation.

La police a dû mettre une barrière entre les familles des accusés et les familles de victimes, qui ont qualifié les magistrats de "complices et assassins".

Olivera Rovere avait été arrêté en mars 2004, après la réouverture des procès pour les violations des droits de l'Homme commise pendant la dictature, à la suite de l'annulation de la loi d'amnistie. Cependant, il avait été relâché sous caution, après avoir passé trois ans en prison, dans l'attente de son jugement.

La dictadure argentine a fait 30.000 disparus, selon les organisations de défense de droits de l'Homme.
 

Première publication : 24/10/2009

COMMENTAIRE(S)