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Afrique

La mise à sac des locaux du parti de Tsvangirai ravive les tensions

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/10/2009

La police a effectué une perquisition particulièrement musclée au siège du parti du Premier ministre zimbabwéen, Morgan Tsvangirai (photo). L'opposition dénonce une opération orchestrée par le camp du président Robert Mugabe.

AFP - Les tensions se sont accrues samedi au Zimbabwe, où le parti MDC du Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui boycotte depuis dix jours le président Robert Mugabe, s'est dit victime d'une perquisition musclée orchestrée par le camp du chef de l'Etat.

"La nuit dernière, une cinquantaine de policiers lourdement armés ont effectué un raid dans ce bâtiment sous prétexte de chercher des armes volées à la police et à l'armée", a déclaré Tendai Biti, secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.

"Ils ont mis sens dessus-dessous toutes les pièces et emporté des documents de valeur pour le parti", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse. "Ils ont battu la femme et la soeur du gardien avant de creuser le jardin pour trouver ces armes".

La perquisition visait une maison de Harare, propriété du MDC où se trouvent des bureaux et des chambres destinées à héberger les militants de passage.

Cet incident -qui n'a pu être confirmé auprès de la police- risque de tendre encore davantage les relations entre le MDC et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) du président Mugabe.

"Cela prouve à nouveau que la Zanu-PF n'a pas changé de façon de penser et ne nous traite pas comme partenaire sur un pied d'égalité", a ainsi estimé Tendai Biti.

Les deux partis ont formé en février un gouvernement d'union pour sortir le pays de la crise aiguë née de la défaite du régime Mugabe aux élections de mars 2008 et des violences politiques qui s'étaient alors emparé du Zimbabwe.

Pendant huit mois, leur collaboration a permis quelques améliorations de la situation économique, parmi lesquelles la fin d'une hyperinflation qui se comptait en milliards de pour cent.

Mais les escarmouches politiques se sont multipliées, notamment sur l'attribution de postes-clés ou l'utilisation des fonds alloués au Zimbabwe par la communauté internationale.

Le MDC s'est également plaint d'une poursuite de la répression envers ses membres.

L'arrestation d'un proche du Premier ministre, l'ancien fermier blanc Roy Bennett, à la mi-octobre, a fait déborder le vase. Morgan Tsvangirai a alors suspendu toutes ses relations avec le camp du président Robert Mugabe en l'accusant d'être un "partenaire indigne de confiance".

Samedi, le chef de l'Etat, 84 ans, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, a pris de haut son Premier ministre en l'accusant d'avoir cédé à "ses émotions", dans un entretien publié par le quotidien d'Etat The Herald.

Et de lancer avec défi : "ce que le MDC veut c'est que nous renoncions volontairement à certains attributs de notre autorité. Nous ne le ferons pas ! Ils peuvent aller à tous les sommets et dans tous les coins du monde, mais ça n'aura pas lieu."

Depuis lundi, Morgan Tsvangirai effectue une tournée dans la région afin d'obtenir l'intervention de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), garante de l'accord de partage du pouvoir.

Il a rencontré les présidents du Mozambique, d'Afrique du Sud, de République démocratique du Congo et d'Angola.

Il a été décidé que l'organe de sécurité de la SADC enverrait une délégation la semaine prochaine au Zimbabwe.

Selon le Herald, Morgan Tsvangirai et Robert Mugabe doivent se rencontrer lundi pour discuter de ces développements.

Première publication : 24/10/2009

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