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- Crimes sexuels - Justice - Pédophilie
La récidive des criminels sexuels au cœur du procès Evrard
Déjà condamné pour des affaires similaires, Francis Evrard comparaît ce lundi devant la cour d'assises pour le viol en 2007 d'Enis, 5 ans. Il avait demandé sa castration dans une lettre à Sarkozy, relançant le débat du suivi des délinquants sexuels.
Francis Evrard comparaît, ce lundi, devant la cour d'assises du Nord à Douai pour l'enlèvement, la séquestration et le viol du petit Enis, 5 ans, en août 2007 à Roubaix. Celui qui a déjà passé 30 ans derrière les barreaux pour des faits similaires avait adressé une lettre à Nicolas Sarkozy, le 21 septembre, pour demander sa castration.
Sa missive au président de la République avait relancé le débat politique sur la castration chimique en France et la question du suivi des délinquants sexuels récidivistes. Il y demandait de subir une castration physique par "ablation des testicules par chirurgie", une pratique interdite en France. "À mon âge actuel, je n'en souffrirai pas et cela empêchera mes tendances envers les enfants", avait-il écrit.
Castration chimique
Après 18 ans de détention pour le viol de deux garçons, Francis Evrard, 63 ans, a été libéré de la prison de Caen le 2 juillet 2007. Un mois et demi plus tard, le petit Enis, âgé de 5 ans, a été retrouvé partiellement dénudé à Roubaix dans un garage loué par son agresseur présumé, suite au déclenchement du plan alerte-enlèvements.
Nicolas Sarkozy, à l'origine de la loi de février 2008 sur "la rétention de sûreté" suite à l'émotion suscitée par cette récidive, s'est montré favorable à la castration chimique. "Un criminel sexuel ne devra sortir de prison qu'après exécution de sa peine et après s'être engagé à suivre un traitement chimique qui contiendra sa libido", avait-il déclaré le 16 octobre.
Multirécidiviste
La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avait affirmé une semaine plus tard qu'un projet de loi sur la castration chimique, préparé depuis 2008, serait inscrit en priorité à l'ordre du jour du Parlement, et devrait ainsi passer "au mois de novembre à l'Assemblée nationale".
Déjà condamné à trois reprises depuis 1975 dans des attentats à la pudeur et viols sur mineurs, Francis Evrard risque la prison à perpétuité.


























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