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- Élection présidentielle - Uruguay
L'ex-guérillero José Mujica en tête du premier tour de la présidentielle
Le candidat de gauche José Mujica est, sans surprise, arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle de dimanche en Uruguay. Il devrait être en ballottage serré avec le libéral Luis Alberto Lacalle lors du second tour le 29 novembre.
AFP - L'ex-guérillero José Mujica, candidat de la coalition de gauche au pouvoir, a remporté dimanche le premier tour de l'élection présidentielle en Uruguay, mais devra faire face à un ballottage serré contre l'ancien chef de l'Etat libéral, Luis Alberto Lacalle.
Mujica, 74 ans, a obtenu entre 47 et 49% des voix, selon les projections des instituts de sondage, contre 28 à 31% pour Lacalle, 68 ans, candidat du Parti national.
Lors du second tour, qui aura lieu le 29 novembre, Lacalle, pourrait compter sur le soutien de l'autre candidat de centre-droit, Pedro Bordaberry (Parti colorado), arrivé troisième avec 17 à 18% des voix, selon les instituts.
Par le passé, le Parti national et le Parti colorado se sont à plusieurs reprises alliés pour faire barrage au Frente amplio (Front élargi), la coalition de gauche de Mujica arrivée au pouvoir pour la première fois en 2004 dans ce petit pays sud-américain fondé en 1828.
La surprise de ce scrutin est le score de M. Bordaberry, fils de l'ancien dictateur Juan Maria Bordaberry (1973-1976), qui obtient trois à quatre points de plus que dans les dernières enquêtes d'opinion.
Ce regain du Parti colorado pourrait avoir aussi pour conséquence de priver la gauche de la majorité qu'elle détenait dans les deux chambres législtaives.
La Cour électorale ne devrait pas forunir de résultats définitifs avant lundi dans la matinée.
"La société nous demande un effort de plus, participer à un second tour", a déclaré Mujica au cours d'une conférence de presse au siège du Frente amplio à Montevideo.
"Nous avons été très près d'avoir une majorité", a souligné l'ex-guérillero, ajoutant: "notre parti est très optimiste pour ce second tour".
Mujica, présenté davantage comme un réformiste que comme un révolutionnaire par les analystes, a promis de prolonger l'action du gouvernement sortant de Tabaré Vazquez, premier président de gauche du l'histoire du pays et qui, aux termes de la constitution, ne pouvait pas se représenter.
Sous son mandat, le chômage a notamment été divisé par deux grâce à une croissance soutenue.
Pendant sa campagne, M. Lacalle a, quant à lui, pointé l'augmentation de l'insécurité et s'est engagé à procéder à une vaste réforme de l'Etat.
Les Uruguayens ont par ailleurs rejeté les deux réformes constitutionnelles soutenues par la gauche qui leur étaient proposées par référendum.
La première proposait l'annulation de la loi de "caducité", qui a empêché toute poursuite contre les policiers et militaires coupables de violation des droits de l'homme durant la dictature.
Le "oui" n'a recueilli que 47,7% à 48,3% des suffrages, selon les instituts de sondage, alors qu'il fallait atteindre la barre des 50% pour que la proposition soit adoptée.
La seconde réforme visant à autoriser le vote par correspondance des Uruguayens de l'étranger a recueilli encore moins de vote favorables (36,6%, selon l'institut Equipo Mori).
























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