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Economie

Le chômage augmente toujours, mais moins vite

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/10/2009

Au cours du mois de septembre, le nombre d'inscrits à Pôle emploi a augmenté de 0,8 % en métropole, soit 21 600 chômeurs en plus - loin des envolées du début d'année. En un an, le chômage des jeunes a progressé de 30 %.

AFP - Le nombre d'inscrits à Pôle emploi a continué de progresser sensiblement en septembre, une hausse qui n'est pas prête de s'arrêter de l'aveu même du gouvernement, malgré la sortie précaire de la récession de l'économie française.
  
Le mois dernier, le nombre des demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé a crû de 21.600 en métropole (+0,8%), et de 44.900 (+1,2%) en incluant ceux qui exercent une activité réduite, selon les chiffres officiels.
  
Dans la première catégorie (dite catégorie A), on recensait 2.574.900 inscrits à la fin du mois dernier (+25,1% en un an), et dans la deuxième (catégories A, B et C) 3,745 millions (+20,8% en un an). Et même 3.972.400 en comptant l'outre-mer.
  
En un an, le nombre d'inscrits en catégorie A a progressé de 516.800, et de 643.700 pour les catégories A, B et C.
  
Selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, la hausse de septembre "confirme que les effets de la crise sur le marché du travail se poursuivent".
  
La crue du chômage s'est toutefois ralentie. On est loin des chiffres catastrophiques du début de l'année (+80.000 par mois en moyenne). Mme Lagarde y voit le résultat des mesures gouvernementales: "soutien renforcé à l'activité partielle dont le nombre de bénéficiaires a doublé au 2e trimestre, contrats de transition professionnelle" ou encore "plan d'urgence pour l'emploi des jeunes".
  
De fait, les entrées à Pôle emploi consécutives à un licenciement économique sont en baisse (-0,8%), représentant à peine plus de 10% du total.
  
Il n'empêche, "le plus dur est devant nous", a prévenu lundi Jean-Paul Fitoussi, président de l'organisme de conjoncture OFCE, le retour de la croissance s'annonçant "précaire", selon lui.
  
Cet institut table sur un taux de chômage à 10,6% de la population active fin 2010 contre 7,8% fin 2008, soit "la plus forte progression observée au cours des 25 dernières années". 700.000 emplois marchands devraient être détruits l'an prochain, d'après l'OFCE.
  
Après la récession du 1er semestre 2009, le gouvernement prévoit officiellement une croissance de seulement 0,75% en 2010. Nettement moins pessimiste que l'OFCE, il s'attend à 190.000 pertes nettes d'emplois marchands et 90.000 dans l'ensemble de l'économie, l'an prochain.
  
"Tant que nous n'avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, entre 2 et 2,5%, il est très difficile de reconstruire de l'emploi", a déclaré le Premier ministre François Fillon, lors d'un déplacement dans le Nord lundi.
  
La stabilisation du chômage des jeunes, en hausse de près de 30% en un an, constitue l'un des rares motifs de satisfaction du gouvernement. En un mois, le nombre des moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi (635.000 en catégories A, B et C) a progressé entre 0,1% et 0,2%, selon l'indicateur choisi.
  
En septembre, les entrées à Pôle emploi (A + B + C) ont augmenté de 2,1%. Un quart de ces nouvelles inscriptions sont dues à une fin de contrat à durée déterminée (+ 2,4%). Parmi les motifs d'entrée à Pôle emploi, les fins de mission d'intérim connaissent la plus forte hausse (+8,5%). Les entrées (518.900) "demeurent nombreuses", relève Mme Lagarde.
  
Quant aux sorties du chômage (464.600), elles ont diminué de 0,9% le mois dernier. Cela tient notamment au reflux important des entrées en stage (-23,3% en un mois) et à l'atonie des offres d'emploi (245.800, -16% en un an). En un mois, les "offres d'emplois durables" (plus de six mois) sont en repli de 1,6%.

Première publication : 27/10/2009

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