Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Clinton vs. Trump, l'eau et le feu"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

EUROPE

Le procès de Karadzic devant le TPIY reprend malgré son absence

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/10/2009

Malgré l'absence de l'accusé, qui ne s'est pas présenté à l'audience pour la deuxième journée consécutive, le procès de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie a repris devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, ce mardi.

Le procès pour génocide de Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, a repris, ce mardi, en son absence devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à la Haye.

Alors que l'accusé boycotte les audiences, réclamant plus de temps pour préparer sa défense, le procureur du TPIY, Alan Tieger, l'a décrit comme "le commandant suprême du nettoyage ethnique" qui a eu lieu pendant la guerre de Bosnie, entre 1992 et 1995.

"C'était prévisible, [les juges] avaient annoncé leur intention de continuer ce procès avec ou sans Radovan Karadzic", rappelle Cyril Vanier, envoyé spécial de FRANCE 24 à La Haye, aux Pays-Bas. Lundi déjà, Radovan Karadzic n'était pas présent pour l'ouverture de son procès, qui doit durer deux ans.

"Il gagne du temps", explique Mathieu Mabin, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24. "En jouant les absents, il complique considérablement la tâche des magistrats". Le juge sud-coréen du TPIY, O-Gon Kwon, a pourtant affirmé que l'accusé devait "accepter les conséquences" de son absence, l'audience pouvant se poursuivre.

L'accusation a ainsi présenté, ce mardi, les charges retenues contre Radovan Karadzic, 64 ans, qui plaide non coupable. Cet homme "a exploité les forces du nationalisme, de la haine et de la peur pour mettre en œuvre sa vision d'une Bosnie ethniquement divisée", a fustigé le procureur dans la déclaration liminaire de l'accusation.

Ce dernier a également évoqué les camps de détention où des prisonniers étaient enfermés "comme des animaux", ainsi que les bombardements de l'armée des Serbes de Bosnie durant le siège de Sarajevo, entre 1992 et 1995, qui ont fait 10 000 morts.

"Les habitants ont vécu pendant des années dans la terreur", a-t-il poursuivi, rappelant les positions des tireurs d'élite encerclant la capitale, privée de vivres et d'électricité.

La guerre de Bosnie, qui s'est déroulée de 1992 à 1995, a fait 100 000 morts et 2,2 millions de déplacés. Près de 8 000 musulmans ont été tués lors d'un des massacres dont Radovan Karadzic est accusé, celui de Srebrenica, en juillet 1995.

Après treize ans de cavale, l'ancien chef des Serbes de Bosnie avait été arrêté en juillet 2008, à Belgrade.  

Première publication : 27/10/2009

COMMENTAIRE(S)