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La Nasa tente à nouveau de lancer la fusée Arès X-1 pour un premier vol d'essai
La Nasa tente de nouveau, ce mercredi, de lancer sa fusée expérimentale Arès 1-X. Le tir était initialement prévu hier mais il a été reporté en raison du mauvais temps.
AFP - La Nasa va tenter une nouvelle fois mercredi de procéder au premier vol d'essai du prototype de son lanceur Ares 1-X destiné à propulser sur orbite la capsule Orion, successeur de la navette, au plus tôt en 2015.
L'agence spatiale américaine a été forcée mardi de retarder de 24 heures le lancement en raison de mauvaises conditions météorologiques, et ce malgré de multiples tentatives.
Mais les prévisions météo, souvent la principale incertitude qui pèse sur les lancements de navettes spatiales en Floride, font état d'une amélioration mercredi, selon un porte-parole de la Nasa.
Le test du premier étage de cette fusée de 99,6 mètres de hauteur, la plus grande au monde, est prévu, comme la veille, à 08H00 locales (12H00 GMT) du pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral (Floride, sud-est) au début d'une fenêtre de tir de quatre heures.
Le second étage et la charge utile d'Ares 1-X ne sont que des répliques fictives qui finiront leur course dans l'Atlantique alors que le premier étage sera récupéré une fois sa poudre épuisée. Il retombera dans l'océan, freiné par des parachutes.
Ce vol de seulement 2 minutes 30 permettra d'avoir une première idée de la stabilité et de la sûreté du lanceur. Les données collectées proviendront de plus de 700 capteurs répartis sur l'ensemble d'Ares 1-X et leur analyse prendra plusieurs mois.
Ce test intervient aussi au moment où une commission de dix experts créée par le président Barack Obama pour évaluer le dernier programme des vols spatiaux américains, baptisé Constellation, est remis en question en raison notamment de son budget insuffisant.
Constellation, lancé en 2004 par l'ancien président George W. Bush, vise à un retour des Américains sur la lune vers 2020 et, au-delà, à des missions habitées sur Mars.
La commission présidée par Norman Augustine, l'ancien patron du groupe aérospatial Lockheed Martin, ne paraît pas favoriser Ares 1 sans pour autant en proposer l'élimination.
M. Augustine a clairement laissé entendre récemment que Ares 1 n'était pas, selon lui, le bon choix pour la Nasa, paraissant lui préférer un lanceur plus puissant.
Mais Doug Cooke, qui supervise le projet Ares 1 à la Nasa juge ce test "très important (...) peu importe ce qui suivra" car selon lui les données recueillies seront précieuses pour construire le prochain lanceur.

























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