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EUROPE

Les Vingt-Sept peinent à surmonter leurs divisions sur le climat

Vidéo par Claire BONNICHON

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 29/10/2009

Les dirigeants des pays de l'Union européenne (UE) sont réunis jeudi et vendredi à Bruxelles. Au programme des discussions : la finalisation du traité de Lisbonne et la lutte contre le réchauffement climatique.

C’est principalement la question du climat qui a occupé les Vingt-Sept au premier jour du sommet de l’Union européenne (UE), qui se tient jeudi et vendredi à Bruxelles. La présidence suédoise a exhorté les dirigeants européens à chiffrer leur aide aux pays en voie de développement dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais la plupart rechigne toujours à avancer un montant précis à six semaines de la conférence de Copenhague.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a reconnu que les pays européens n’avaient pas encore trouvé d’accord en termes d’engagement financier. "Le mode de répartition tel qu'il est proposé est inacceptable pour nous", a indiqué le Premier ministre hongrois, Gordon Bajnai, alors que son homologue polonais, Donald Tusk, refuse de donner son accord "à un mécanisme qui veut que celui qui émet le plus de CO2 paie le plus".

Pour Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine "Alternatives économiques", rien n'indique qu’"on sorte du sommet avec des résultats positifs aujourd’hui, les divergences sont importantes". Selon lui, "[les Vingt-Sept] vont être obligés de s’entendre dans la mesure où c’est l‘Union qui négocie pour ses membres, mais le tout est de savoir sur quoi."

La Commission européenne a évalué à 100 milliards d'euros par an les besoins en financement des pays les plus pauvres pour faire face au changement climatique. L'UE s'est engagée à prendre sa "juste part", mais n'a pas réussi à trouver un accord sur qui doit payer et à quel niveau.

L'UE accepte la dérogation demandée par Prague

Autre sujet épineux pour les dirigeants de l’UE, le traité de Lisbonne. Après son adoption par l’Irlande, il doit encore être ratifié par la République tchèque et son président, présenté comme europhobe, Vaclav Klaus. Celui-ci avait fait une ultime requête : une dérogation à la charte des droits fondamentaux pour pouvoir bloquer toute restitution de biens ayant appartenu aux Allemands expulsés en 1945 des Sudètes. Une demande qui a été acceptée, jeudi soir, selon plusieurs diplomates, levant ainsi un obstacle majeur à l'entrée en vigueur du traité.

En arrière-plan de l’ordre du jour prévu, se pose aussi la question du choix du futur président de l'Union européenne, qui doit être désigné une fois que le traité de Lisbonne sera entré en vigueur.

Plusieurs candidats sont en lice. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a fait campagne auprès de ses collègues pour soutenir la candidature de son prédécesseur, Tony Blair, longtemps considéré comme le grand favori pour ce poste. "Le gouvernement britannique est d'avis que Tony Blair est un excellent candidat", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse peu avant l'ouverture du sommet.

Mais l’ancien Premier ministre britannique n’a pas que des amis. On lui reproche notamment son soutien à la guerre en Irak et l'euroscepticisme bien ancré du Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de la zone euro. Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker fait figure de principal rival à Tony Blair.

Le Premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, a indiqué pour sa part qu'il allait proposer la candidature de l'ancienne présidente de son pays, Vaira Vike-Freiberga.
 

Première publication : 29/10/2009

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