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FRANCE

Francis Evrard condamné à 30 ans de prison

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/10/2009

La cour d'assises de Douai (Nord) a condamné Francis Evrard à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 20 ans. Âgé de 63 ans, Evrard comparaissait pour l'enlèvement et le viol du petit Enis, en 2007, à Roubaix.

AFP - Francis Evrard a été condamné vendredi à 30 ans de réclusion, assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, par la cour d'assises de Douai, pour l'enlèvement et le viol du petit Enis en août 2007, au terme d'un procès qui aura aussi été celui des dysfonctionnements de la justice.
   
La peine prononcée, assortie d'une obligation de suivi socio-judiciaire de 20 ans, est légèrement inférieure à la perpétuité réclamée par l'avocat général. Elle est cependant supérieure à la précédente condamnation de M. Evrard à 22 ans d'emprisonnement pour le viol de deux petits garçons en 1989.
   
Vêtu d'une veste de survêtement bleu marine, Francis Evrard, 63 ans, est resté impassible à l'énoncé de la condamnation, accueillie dans un grand silence.
   
"J'espère qu'il n'en ressortira pas vivant à 90 ans. Je suis satisfait et je pense qu'Enis sera très, très content aussi. Il va se prendre pour le +Superman+ des enfants", a commenté Mustafa Kocakurt, le père de la victime, âgée de 5 ans au moment des faits.
   
Francis Evrard, déjà condamné trois fois depuis 1975 pour des attentats à la pudeur et des viols de mineurs, était jugé depuis lundi pour avoir enlevé, séquestré et violé par pénétration digitale, en récidive légale, Enis, dans un garage de Roubaix le 15 août 2007.
   
"On a le sentiment d'avoir été entendus puisque la peine de perpétuité n'a pas été prononcée", s'est félicité l'avocat de la défense, Me Jérôme Pianezza, soulignant qu'il n'envisageait pas de faire appel.
   
"Le plus important, c'est qu'on a prononcé une obligation de soin. La cour d'assises a reconnu qu'on n'avait pas tout essayé, que des erreurs avaient été commises et qu'il fallait recommencer", a-t-il dit, ajoutant que le premier sentiment d'Evrard était "la satisfaction".
   
L'accusé avait réclamé d'être "jugé humainement". Il avait reconnu qu'il n'était "pas un type bien", mais avait demandé de ne pas être "traité de monstre".
   
Le verdict semble avoir contenté tout le monde. La "cour d'assises a trouvé le bon équilibre" et "la peine qui a été prononcée est adaptée à la situation", a déclaré l'avocat de la victime et de son père, Me Emmanuel Riglaire.
   
Après avoir tenté de requalifier les faits en simples attouchements sexuels, Evrard avait finalement reconnu le viol à l'ouverture du procès, tout en se posant en victime de ses pulsions.
   
Selon les experts, Evrard reste un "prédateur froid et sadique", sur lequel un traitement médico-psychologique, y compris la castration physique qu'il a réclamée au président de la République à quelques jours de son procès, n'aurait que peu ou pas d'effet.
   
Le fonctionnement des institutions judiciaires et médicales a également été au coeur du procès. La délivrance de viagra un mois avant la libération d'Evrard par le médecin de la prison de Caen, ainsi que les carences de la chaîne pénitentiaire, qui ont laissé un violeur multi-récidiviste livré à lui-même à sa sortie de prison, ont été vivement critiqués par les différentes parties au cours des cinq jours de débats.
   
Dans sa plaidoirie, l'avocat général Luc Frémiot, avait évoqué vendredi matin "une justice fatiguée, à la silhouette fragile, portant des vêtements mal coupés et trop grands pour elle".
   
"Francis Evrard vous êtes l'erreur de ce système. Je voudrais qu'on fasse de ce procès une force de proposition, je veux que ça change", a-t-il souhaité.

 

Première publication : 30/10/2009

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