Dernière modification : 30/10/2009 

- Haïti


Le Sénat destitue le Premier ministre de ses fonctions

Le Sénat destitue le Premier ministre de ses fonctions

Les sénateurs haïtiens ont voté une motion de censure contre Michèle Pierre-Louis. Le vote s'est déroulé en l'absence des parlementaires de l'opposition, favorables au maintien de la chef du gouvernement.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le Sénat haïtien a voté vendredi une motion de censure contre le Premier ministre, Michèle Pierre-Louis, par 18 voix contre une abstention, lors d'une séance de plus de 10 heures, a annoncé le président du Sénat Kelly Bastien.
  
Les parlementaires présents, la plupart proches du chef de l'Etat, ont invité le président René Préval à désigner rapidement un Premier ministre afin de former un nouveau gouvernement.
  
Ces derniers jours, les sénateurs du parti Lespwa ("l'espoir", en français), majoritaires, s'étaient ouvertement prononcés pour un changement de gouvernement, estimant que l'équipe au pouvoir n'avait pas fourni les résultats escomptés.
  
Avant la tenue de la séance, des diplomates en poste à Port-au-Prince ainsi qu'une partie de l'opinion haïtienne avaient exprimé la crainte que ce changement de gouvernement n'engendre une nouvelle crise politique en Haïti.
  
Le vote s'est déroulé en l'absence des parlementaires de l'opposition, favorables au maintien de Mme Pierre-Louis.
  
Proche du président Préval, Michèle Pierre-Louis, arrivée au pouvoir en septembre 2008, n'avait pas répondu à la convocation des parlementaires de la majorité, estimant que ceux-ci avaient avaient arrêté leur décision avant même la séance.
  
Tout au long des débats, très agités, cinq sénateurs ont cherché à dissuader leurs collègues de renverser le gouvernement afin "d'éviter de plonger le pays dans une nouvelle crise politique".
  
"Cette séance est illégale et inconstitutionnelle", a soutenu en vain le sénateur Youri Latortue, appuyé par quelques parlementaires de l'opposition.
  
"Deux camps politiques se sont affrontés tout au long des débats, la majorité a eu raison, le vote est parfaitement légal", a expliqué à la presse le président du Sénat, membre du parti au pouvoir.
 

Commentaires (5)

UNE NOUVELLE VIE

SUSPANN JETE DLO,NOU FEL MIM NAN JOUNAL.KIKOTE SA PRALE,BLIE LAGEN AK POUVWA VINN JOUENN JEZI LA BA OU LA VI.PAS KE OU PAP VIV BIEN MWEN KONN SA TRES BYEN.

Crise Politique

Sénateurs et Députés, C'est quoi votre Mission ? Vous etes aussi coupables que la Première Dame, sinon davantage.Vous n'etes bon que pour la critique Y a-t-il eu une table ronde pour débattre des vrais problèmes du pays ?.Vous vous confortez dans votre position tout en vous assurant de garder votre poste avec tous les privilèges qui y découlent. Vous faites pitiés et devriez avoir honte de votre attitude. Le peuple ne vous a pas nommé pour vous prélassez au soleil . Quelles ont été vos réalisations dans vos communes respectives. Vous devriez etre aussi sanctionnés pour votre incompétence et votre nonchalance. A bie y penser, vous n'avez pas votre place au sein du Parlement.

injuste

Eternel recommencement pour Haiti. Quel Pauvre et malchaceuse Nation

Super! Eperons ke le prohain

Super! Eperons ke le prohain premier ministre ne soutraiera pas le 14eme mois des salaries.Dommage madame etait si bien a la Fokal.

prevalest contre michelle p-louis

preval a voulu conserver sa place comme president inutile,s'arrange avec ce groupe de malfaiteurs pour mettre a nouveau le pays dans l'instabilite. peuples prennent notes.

Quelle repetiiton

En creole on dit souvent "Po diab pou li" i-e quand on a pitié pour quelqu'un, c'est de cette façon qu'on l'exprime. Je veux dire la même chose pour Haiti " Po diab pou Haiti". J'ai suivi ce débat durant la moitié de la nuit du 29 octobre sur cette histoire d'interpellation, et j'ai pu comprendre qu'en Haiti, rien ne va changer vraiment. Ce pays n'a pas de chance. C'est une cour où les grands cherchent toujours à avoir raison et à défendre leurs propres intérêts sans penser vraiment aux plus pauvres et ce que ça pet avoircomme conséquence. Ce que je veux dire par là, lorsqu'on ne peut pas s'entendre sur un sujet, il est préférable de prendre du recul, une façon de trouver une solution non regrettable. C'est pour ne pas avoir à payer les conséquences d'une décision précipitée. Aujourd'hui je pose cette question aux parlementaires du Groupe "ESPWA". "Etes-vous prêts à supporter les conséquences de cette décision précipitee".Peut-être que vous allez me répondre que c'en est une bonne. Mais et si c'est le contraire., Qui en subira les conséquences? Je vous supplie pour une dernière fois, Messieurs, "PENSER PAYS" avant tout. Merci

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