02 novembre 2009 - 16H52
- Jeux vidéo

Le serious game

Tout droit venu des États-Unis, le serious game fait son entrée en France avec succès. Destinés aux entreprises dans le cadre d'apprentissage, il utilise l'aspect ludique pour faire passer une information sérieuse.

Par Electron Libre

Le serious game, jeu sérieux, apparu il y a quatre ans aux Etats-Unis, est en plein essor. Il représente 1 à 2 milliards d'euros dans le monde et près de 10 millions d'euros en France. Destinés aux entreprises dans le cadre d'apprentissage, de formation ou de recrutement, son but est d'utiliser l'aspect ludique du jeu vidéo afin de faire passer une information sérieuse.

"Les serious game c'est un moyen pour nous de mieux faire connaître nos métiers qui ont souvent une connotation, un a priori de la part des étudiants." Explique Agnès Flouquet-Vilboux, employé de la société "PwC"

"Je pense que le serious game est un outil novateur qui peut développer l'intérêt des participants et qui peut pérenniser l'impact des formations." Explique Eric Pestel, employé de la société "Lookadok"

Sur les 130 entreprises françaises du secteur du jeu vidéo, une vingtaine tentent de se faire une place sur ce nouveau créneau. Damian Nolan représente l'une d'elles, c'est le directeur commercial de la société Daesign. Il organise régulièrement des ateliers de serious game afin de sensibiliser de nouveaux annonceurs.

"Ce n 'est pas jouer, juste pour jouer. Il y a un véritable objectif à la fin : c'est d'apprendre des choses. Quand il s'agit de concevoir un jeu, il faut bien définir quels sont les objectifs pédagogiques pour qu'on sache ce que la personne qui va participer au jeu, va connaître, va apprendre, ce qu'elle va savoir après le jeu, qu'elle ne connaissait pas avant." Explique Damian Nolan.

Une grande banque française va prochainement utiliser le serious gaming afin de former ses vendeurs en agence. C'est au siège de la société que les derniers tests ont lieu avant la sortie du jeu, début 2010.

"Le conseiller, ici, va se remémorer beaucoup ce qu'il s'est passé, parce qu'il a vécu une situation, plutôt que d'avoir vu une liste de questions sur laquelle il a du répondre. Ca permet à la fois d'utiliser ces techniques directement sur l'ordinateur du conseiller. Ca permet également de pouvoir le refaire régulièrement. Donc on gagne à la fois en temps, on gagne à la fois en pertinence et en impact." Explique Charles-Pierre Serain.

Ici, vous n'êtes pas dans la peau d'un super héros volant au secours de braves citoyens mais plus simplement un conseiller financier qui essaye de répondre aux attentes de futurs clients.

"Quel est l'avantage de ce système-là, il est relativement simple, c'est que dans ce système-là, il va pouvoir faire son expérience de vendeur, non pas face à un vrai client qui risque d'être mécontent mais face à une machine, donc finalement sans aucun risque." Explique Charles-Pierre Serain.

Aujourd'hui, en France, le coût moyen d'un jeu varie de cinquante mille à cent cinquante mille euros. Aux Etats-Unis, il peut avoisiner le millions d'euros.

"Les budgets dédiés aux serious game, à l'avenir, vont aller en augmentant. Je pense que l'avenir est prometteur. Notamment, à travers cette reconnaissance de l'utilité des serious game en réponse à des problématiques des entreprises." Conclut Charles-Pierre Serain.

Le Secrétariat d'Etat à l'Economie numérique vient d'ailleurs de donner un coup de pouce au secteur en accordant une enveloppe de 20 millions d'euros à quarante-huit projets, dans le cadre du plan de relance.

Adresses :

Daesign
49, rue de Rivoli
75001 Paris
Tel : 01 77 45 61 70

Société Générale
Tour Générale
17 Cours Valmy
92800 Puteaux
 


Commentaires

Réagir à cet article

To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

FRANCE - l'actualité française relatant les faits marquants de la politique, l'économie, et la société en France
RÉGIONALES
Un sondage donne Georges Frêche largement vainqueur en Languedoc-Roussillon
Malgré la liste officiellement investie par le PS pour "tourner la page Georges Frêche", un sondage paru dans la presse locale place le président sortant de Languedoc-Roussillon en tête dans tous les cas de figure, le 14 comme le 21 mars.
Fermer