03 novembre 2009 - 11H25  
- Énergie nucléaire - Finlande - France - Royaume-Uni

Le système de sécurité de l'EPR remis en cause
Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise émettent des réserves sur le système de sécurité de l'EPR, demandant aux exploitants et au fabricant Areva "d'améliorer la conception initiale" du réacteur nucléaire.
Par FRANCE 24 avec dépêches (texte)
France 2 (vidéo)
 

L'EPR, le réacteur de troisième génération dont Nicolas Sarkozy voulait faire la vitrine du savoir-faire nucléaire français, est depuis lundi sous la haute surveillance des autorités de sûreté nucléaire française, britannique et finlandaise qui s’inquiètent de la fiabilité du système de sécurité.

La critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. Dans une déclaration commune, les trois autorités préviennent : "L'indépendance des systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément." En d’autres termes, elles craignent que si les deux systèmes tombent en panne en même temps, plus personne ne pourra contrôler le cœur du réacteur.

Quatre EPR en construction dans le monde

Cette faille dans le système de sécurité avait déjà été décelée en avril dernier par l'autorité de sûreté britannique alors qu’en France et en Finlande, où la construction de l'EPR a débuté il y a plusieurs années, l'ASN française et la Stuk finlandaise n’avaient rien signalé.

Conséquence de cette nouvelle mise en garde, les exploitants et Areva vont devoir "améliorer la conception initiale de l'EPR". L’architecture du poste de commande doit notamment être renforcée. Areva, qui a développé l'EPR avec le groupe allemand Siemens, a rapidement affirmé dans un communiqué de presse que, malgré ces critiques, "la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause". Une mauvaise publicité ne serait en effet pas la bienvenue, le réacteur troisième génération représentant le chantier le plus important d'Areva.

Outre les deux EPR d’une valeur de plusieurs milliards d’euros déjà en construction dans le monde – en France et en Finlande, 28 autres sont en projet.
 

Commentaires

A FRANCE 24

Pourquoi REAGIR puisque les commentaires ne passent pas alors il faut au moins nous donnez une explication claire et nette.
Sur le sujet EPR il y a un manque de sécurité.

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