06 novembre 2009 - 12H43  

Sud-Soudan: hausse sérieuse des cas d'une maladie tropicale mortelle
Le Sud-Soudan est confronté à une hausse "sérieuse" des cas de fièvre noire ou "kala azar", une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l'organisation Médecins sans frontières (MSF).
Le Sud-Soudan est confronté à une hausse "sérieuse" des cas de fièvre noire ou "kala azar", une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l'organisation Médecins sans frontières (MSF).

AFP - Le Sud-Soudan est confronté à une hausse "sérieuse" des cas de fièvre noire ou "kala azar", une maladie tropicale mortelle mais négligée, a prévenu vendredi l'organisation Médecins sans frontières (MSF).

Une montée en flèche des cas de "kala azar" a été recensée dans les Etats sudistes de Jonglei et du Haut-Nil, avec un total de 380 patients traités depuis le mois dernier soit plus du triple par rapport à l'ensemble de l'année dernière, a indiqué l'ONG internationale dans un communiqué.

Une grande majorité de la population du Sud-Soudan, région sous-développée aussi vaste que la France, n'a pas accès à des soins de santé de base. Et les villageois dans les zones reculées peinent souvent à se rendre dans les cliniques à temps pour un traitement.

"Nous craignons que le nombre de personnes atteintes par le kala azar qui se sont rendues dans une clinique ne constitue que le sommet de l'iceberg", a souligné David Kidinda, coordonnateur médical de MSF au Sud-Soudan.

La leishmaniose viscérale -ou kala azar- se transmet par la piqûre d'une petite mouche des sables à l'origine de symptômes comme la fièvre, la diarrhée ou l'anémie.

Si elle n'est pas traitée rapidement, cette maladie entraîne la mort dans 100% des cas. "Sans traitement, les personnes infectées peuvent mourir en quelques semaines seulement si leur système immunitaire est déjà faible", a précisé M. Kidinda. Mais si les patients sont traités à temps, le taux de survie est de 95%.

"Avec tous les problèmes auxquels sont confrontés les Sud-Soudanais -absence d'infrastructure, peu de routes praticables, manque de personnels et de structures de santé, montée en flèche de la violence et de l'insécurité- la simple survie est un obstacle à ceux qui ont besoin d'un traitement vital" contre cette maladie, regrette l'ONG.

Des combats entre des membres armés de différentes tribus ont fait quelque 2.000 morts depuis le début de l'année au Sud-Soudan. Les Etats du Haut-Nil et surtout de Jonglei ont été les plus touchés par ces violences.

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