07 novembre 2009 - 15H43  

Les gynécologues contre le suivi de la contraception par les sages-femmes
Le Syndicat des Gynécologues Libéraux (SGL) s'est élevé samedi contre un texte voté par les députés, permettant aux sages-femmes d'assurer "la surveillance et le suivi biologique de la contraception", sans recours obligatoire aux médecins.
Le Syndicat des Gynécologues Libéraux (SGL) s'est élevé samedi contre un texte voté par les députés, permettant aux sages-femmes d'assurer "la surveillance et le suivi biologique de la contraception", sans recours obligatoire aux médecins.

AFP - Le Syndicat des Gynécologues Libéraux (SGL) s'est élevé samedi contre un texte voté par les députés, permettant aux sages-femmes d'assurer "la surveillance et le suivi biologique de la contraception", sans recours obligatoire aux médecins.

Cet amendement au budget de la Sécurité sociale pour 2010, adopté le 29 octobre, corrige, selon les députés, "une incohérence juridique" de la loi Bachelot sur l'hôpital, qui autorise les sages-femmes à prescrire la pilule, mais oblige les femmes à consulter ensuite leur médecin traitant ou leur gynécologue pour la surveillance et le suivi biologique de leur contraception.

Cette obligation de recours à un médecin sera supprimé, si le Sénat vote dans le même sens que l'Assemblée nationale.

Selon le syndicat, ce transfert de compétence des médecins aux sages-femmes, qui générerait des économies "dérisoires" pour la Sécurité sociale, introduit un "risque pour la santé publique".

"En effet, il a été démontré par de nombreuses études scientifiques que la prise en charge par les gynécologues médicaux de la contraception avait permis de diviser par 4 la mortalité par cancer de l'utérus en 20 ans", écrit le SGL dans un communiqué.

"Il est donc étonnant et paradoxal que l'on remette en cause une action de santé publique qui a fait la preuve de son efficacité dans la lutte contre le cancer au moment même où le président de la République lance le plan Cancer II qui prévoit notamment un renforcement du dépistage et de la prévention", poursuit-il.

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