09 novembre 2009 - 21H33  

Ahmadinejad prône le dialogue pour résoudre le problème du nucléaire iranien
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé lundi aux pays occidentaux que le dialogue et la coopération sont la seule voie pour résoudre le conflit concernant les activités nucléaires de son pays, qu'il a décrites comme un "droit naturel".
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé lundi aux pays occidentaux que le dialogue et la coopération sont la seule voie pour résoudre le conflit concernant les activités nucléaires de son pays, qu'il a décrites comme un "droit naturel".
M. Erdogan avait effectué fin octobre une visite à Téhéran, au cours de laquelle M. Ahmadinejad avait déclaré qu'il "appréciait" la position de la Turquie sur le nucléaire iranien.
M. Erdogan avait effectué fin octobre une visite à Téhéran, au cours de laquelle M. Ahmadinejad avait déclaré qu'il "appréciait" la position de la Turquie sur le nucléaire iranien.

AFP - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé lundi aux pays occidentaux que le dialogue et la coopération sont la seule voie pour résoudre le conflit concernant les activités nucléaires de son pays, qu'il a décrites comme un "droit naturel".

"L'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifique est un droit naturel de l'Iran", a déclaré M. Ahmadinejad à la presse, à l'issue d'une réunion à Istanbul de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).

Les efforts menés par les Occidentaux pour menacer l'Iran ont laissé ces pays "les mains vides", a-t-il dit, ajoutant que "la seule solution passe par la coopération et le dialogue avec l'Iran."

La Maison Blanche a pour sa part réclamé, le même jour, une réponse rapide de l'Iran à l'offre de coopération internationale qui lui a été faite dans le nucléaire, faute de quoi Téhéran s'expose à de nouvelles sanctions.

"Il est important pour l'Iran d'examiner les événements des quelques jours à venir et des quelques jours passés à l'heure de prendre leur décision", a dit le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs.

"Je pense que le monde entier les observe et attend leurs décisions finales", a-t-il dit, à propos de l'offre faite à l'Iran d'enrichir une grande partie de son uranium à l'étranger.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire par le biais du nucléaire civil, ce que nie Téhéran.

Cette réunion de l'OCI a par ailleurs été l'occasion de resserrer encore les liens entre la Turquie et l'Iran.

Lors de l'ouverture de la conférence, axée sur les questions commerciales et la lutte contre la pauvreté, le président turc Abdullah Gül a assuré que son pays, qui est membre de l'Otan, continuera "d'agir en tant que facilitateur" d'un dialogue entre Téhéran et les pays occidentaux.

A son arrivée en Turquie dimanche, M. Ahmadinejad s'est entretenu avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, leur deuxième rencontre en deux semaines.

M. Erdogan avait effectué fin octobre une visite à Téhéran, au cours de laquelle M. Ahmadinejad avait déclaré qu'il "appréciait" la position de la Turquie sur le nucléaire iranien.

M. Erdogan avait jugé peu auparavant que l'Iran était traité de façon injuste sur le nucléaire, qualifiant de "folie" l'hypothèse d'une frappe militaire sur l'Iran.

Le président iranien s'était aussi félicité des récentes critiques du gouvernement turc, qui est issu de la mouvance islamiste, à l'égard d'Israël.

Après avoir annulé des manoeuvres militaires avec Israël, pourtant son allié militaire dans la région, Ankara a affirmé à la mi-octobre que le retour aux bonnes relations bilatérales était conditionné par la fin de la "tragédie humanitaire" dans la bande de Gaza.

Ce coup de froid avec Israël, le rapprochement avec l'Iran et la Syrie, ont donné à penser que la diplomatie de la Turquie se déplaçait vers les pays musulmans.

Mais M. Gül a assuré lundi que les efforts de la Turquie en direction des pays musulmans et ses liens avec l'occident, à commencer par son processus d'adhésion à l'Union européenne, étaient deux pans "non contradictoires mais plutôt complémentaires" de la diplomatie turque.

Le sommet de l'OCI devait également accueillir le président soudanais Omar el-Béchir, mais ce dernier a finalement annulé sa visite.

M. Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan), et l'Union européenne avait fait savoir à Ankara qu'elle s'opposait à ce qu'il soit accueilli en Turquie.

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