09 novembre 2009 - 10H20  

L'Elysée intervient pour le fils aîné du président, Pierre Sarkozy
La présidence française a contacté une société de gestion de droits de producteurs de musique qui avait refusé en octobre dernier une aide à une entreprise dont Pierre Sarkozy, fils aîné du président, est un associé.
La présidence française a contacté une société de gestion de droits de producteurs de musique qui avait refusé en octobre dernier une aide à une entreprise dont Pierre Sarkozy, fils aîné du président, est un associé.

AFP - La présidence française a contacté une société de gestion de droits de producteurs de musique qui avait refusé en octobre dernier une aide à une entreprise dont Pierre Sarkozy, fils aîné du président, est un associé.

La Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) a assuré que la présidence avait précisé ne pas chercher de "traitement de faveur". L'Elysée a souligné pour sa part qu'il s'agissait d'une simple demande d'information.

Cette information survient quelques semaines après l'affaire Jean Sarkozy --fils cadet du président qui souhaitait prendre la tête du quartier d'affaires de la Défense-- qui avait suscité de vives accusations de "népotisme".

Pierre Sarkozy, 25 ans, fils aîné du chef de l'Etat, est producteur de hip-hop, associé de la société Minds Corporation.

La SCPP, qui réunit des producteurs indépendants et des sociétés comme Sony ou BGM, a refusé en octobre une demande d'aide émanant de Minds Corporation, comme elle le fait pour tous les non-membres, a-t-elle précisé dans un communiqué publié après une information du site Electronlibre.info.

Pierre Sarkozy, qui déposait son "premier dossier", a contacté la SCPP pour "comprendre" ce rejet, a indiqué à l'AFP Marc Guez, directeur général de la SCPP. "Il n'a pas eu de réponse, la personne en charge des aides n'ayant pas le temps, vu qu'on refuse 30 à 40 dossiers par mois".

Eric Garandeau, conseiller culture et communication à l'Elysée, a alors contacté M. Guez "pour savoir pourquoi le dossier avait été refusé", a indiqué le directeur général. Mais "sans me donner le nom de Pierre Sarkozy dont je ne connaissais pas le lien avec la société", a-t-il souligné.

M. Garandeau "a précisé explicitement qu'il n'était pas question de demander un traitement de faveur", selon M. Guez.

La SCPP a "recommandé" à Minds d'adhérer, ce qui devrait "vraisemblablement" lui permettre de recevoir une aide, ajoute le communiqué.

Contacté par l'AFP, M. Garandeau a souligné qu'à "aucun moment, l'Elysée n'a demandé une décision dans un sens ou dans un autre".

"Je suis sollicité en permanence par des producteurs à qui on a refusé une subvention et je demande systématiquement les raisons du refus", a poursuivi le conseiller.

Fermer