09 novembre 2009 - 12H26  
- Hamid Karzaï - Mahmoud Ahmadinejad - Omar el-Béchir - Turquie

Les présidents Ahmadinejad et Karzaï, vedettes du sommet de l'OCI à Istanbul
Les présidents iranien et afghan sont les deux têtes d'affiche du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui se déroule, ce lundi, en Turquie. Recherché par la CPI, le Soudanais Omar el-Béchir a renoncé à faire le déplacement.
Par Dépêche (texte)
 

REUTERS - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad devait assister lundi à Istanbul à une réunion de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), l'occasion de resserrer encore les liens entre la Turquie et l'Iran, en pleine controverse internationale sur le nucléaire iranien.

Le président soudanais Omar al-Béchir, qui est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a quant à lui renoncé à se rendre à Istanbul, ce qui évite de mettre la Turquie dans l'embarras.

M. Ahmadinejad est arrivé dimanche soir à Istanbul, et devait participer ce lundi au sommet économique de l'OCI axé sur les questions commerciales et la lutte contre la pauvreté.

Il s'est entretenu à son arrivée avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, leur deuxième rencontre depuis deux semaines.

"Nous avons parlé de l'OCI, des questions régionales, des relations bilatérales et du programme nucléaire", a déclaré M. Erdogan après cet entretien.

M. Erdogan avait effectué fin octobre une visite à Téhéran, au cours de laquelle M. Ahmadinejad avait déclaré qu'il "appréciait" la position de la Turquie sur le nucléaire iranien.

"Lorsqu'un régime illégal (Israël, ndlr) possède des armes nucléaires, personne ne peut empêcher un autre pays de posséder l'énergie nucléaire à des fins pacifiques", avait dit M. Ahmadinejad.

M. Erdogan avait jugé peu auparavant que l'Iran était traité de façon injuste sur le nucléaire, qualifiant de "folie" l'hypothèse d'une frappe militaire sur l'Iran.

Les pays occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que nie Téhéran.

Lors de la visite en Iran de M. Erdogan, les deux pays ont signé des partenariats sur le commerce et l'énergie.

Le président iranien s'est félicité des récentes critiques du gouvernement turc, qui est issu de la mouvance islamiste, à l'égard d'Israël.

"Votre position claire à propos du régime sioniste aura des effets positifs au niveau international et dans le monde islamique", a déclaré M. Ahmadinejad.

Après avoir annulé des manoeuvres militaires avec Israël, pourtant son allié militaire dans la région, Ankara a affirmé à la mi-octobre que le retour aux bonnes relations bilatérales était conditionné par la fin de la "tragédie humanitaire" dans la bande de Gaza.

Ce coup de froid avec Israël, le rapprochement avec l'Iran et la Syrie (les deux pays ont supprimé les visas) ont donné à penser que la diplomatie de la Turquie, dont les négociations pour une adhésion à l'Union européenne piétinent, se déplaçait vers l'est et les pays musulmans.

M. Erdogan s'en est défendu mardi dernier.

"Pourquoi tourner notre dos aux autres directions. La Turquie est aussi bien ancrée dans les institutions européennes que dans l'Organisation de la conférence islamique (OCI)", a-t-il déclaré.

Le sommet de l'OCI devait également accueillir le président soudanais Omar el-Béchir, mais ce dernier a annulé sa visite, invoquant des impératifs domestiques.

M. Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la Cour Pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan), et l'Union européenne a fait savoir à Ankara qu'elle s'opposait à ce qu'il soit accueilli en Turquie.

Dimanche, M. Erdogan a douté que le président du Soudan ait pu orchestrer un génocide au Darfour, affirmant qu'"aucun musulman ne peut perpétrer un génocide". Ses déclarations ont laissé supposer que M. Béchir viendrait bien à Istanbul.

Commentaires

TPI

Le TPI N'aura aucune credibilité tant qu'il ne traduise pas en justice en premier lieu, les criminels de guerre israeliens qui ont commis et continuent à commetre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dans les territoires palestiniens occupés...
quant au general el bashir...devant les crimes perpetrés par les sionistes depuis plus de 60 ans,en palestine,il parait un "hors la loi" de moindre importance..meme si cela ne justifie pas ses "depassements"
la politique de 2 poids 2 mesures ne sert pas du tout lcredibilité des institutions internationales: TPI...encore moins la paix dans le monde.

La grande masse des esclaves

La grande masse des esclaves africains vendus chez les arabes où sont-ils aujourd'hui? Mr Erdogan, pense faire son histoire de l'islam sans saang.

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