10 novembre 2009 - 14H23  
- Croix-Rouge - Enlèvement - Soudan - Tchad

Un humanitaire français de la Croix-Rouge enlevé près de la frontière soudanaise
Plusieurs hommes armés ont enlevé, lundi soir, un agronome français qui travaillait pour la Croix-Rouge dans l'est du pays, non loin de la frontière avec le Soudan. L'organisation a décidé de suspendre toutes ses activités dans la région.
Par Dépêche (texte)
 

AFP - Un humanitaire français travaillant pour le CICR au Tchad a été enlevé lundi soir par plusieurs hommes armés dans l'est du pays près de la frontière du Soudan, a annoncé mardi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui a décidé de suspendre ses activités dans la région.
  
Laurent Maurice, un agronome qui était dans la région pour évaluer les récentes récoltes, "a été enlevé par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa" vers 21H00 locales, explique le CICR dans un communiqué.
  
Jointe par l'AFP, l'organisation humanitaire, dont le siège est à Genève, a indiqué que l'homme était de nationalité française.
  
"Il devait passer la nuit à Kawa, où le CICR soutient un centre de santé, avec cinq collègues tchadiens", a poursuivi le CICR, soulignant qu'il n'avait pour l'heure "aucune information" sur l'identité des auteurs et leurs motivations.

   Elle a, en tout état de cause, décidé de "suspendre temporairement" ses activités dans l'est du Tchad, appelant "à une libération rapide et sans condition de son employé enlevé".
  
Le CICR est "en contact avec les autorités et d'autres parties pour résoudre cette situation aussi promptement que possible".
  
C'est le deuxième employé expatrié du CICR enlevé en quelques semaines dans cette région d'Afrique.
  
Gauthier Lefèvre, un Franco-Britannique de 35 ans, travaillant pour le CICR depuis cinq ans, a été enlevé le 22 octobre par des hommes armés au Darfour-Ouest (Soudan), près de la frontière avec le Tchad, alors qu'il circulait dans un convoi de deux véhicules marqués du logo de la Croix-Rouge.
  
Comme le Darfour, l'est du Tchad, en proie à de nombreuses attaques de bandits et de "coupeurs de route", est considérée comme une région à haut risque par les ONG.
  
Une employée expatriée de Médecins sans frontières (MSF), de nationalité grecque, y avait été enlevée début août après une attaque à main armée. Elle avait été libérée le 1er septembre.
  
En mars, l'organisation Oxfam estimait qu'il y avait "25 attaques d'ONG" tous les mois dans l'est du pays malgré la présence de la force européenne Eufor, relayée depuis le 15 mars par la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat).
  
Jusqu'à présent le CICR n'y avait déploré que des incidents "mineurs", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'organisation Anna Schaaf.
  
"Il y avait eu des vols de voitures, mais rien d'aussi grave qu'un enlèvement", a-t-elle souligné.
 

Commentaires

mesquinerie

tout d'abord je rends hommage aux familles des portés disparu que je leurs peinne.
je trouve qu'il est tout a fait inadmissible de ne pas punir les auteurs de cet acte.et aussi trouver au plus vite que possible un moyen d'arrèter ce kidnaping,comme d'habitude l'opinion international reagit tard et ce qui entraine des conquences surtout regretable.
d'ailleur cette suspension momentannée a des repercutions sur les refugiers!quelle mesure avez-vous pris pour sa?sa j'endoute.
la croix-rouge est un organisme multinational il me semble, elle devait prendre des precaution contre ce genre de phenomaine.
d'après moi au lieu d'employer des expatriés auccidentaux et dire demain qu'ils les ont kidnapé,il faut recruter des fils du region qui effectuerons le meme job voulu après une formation,d'ailleur je croix qu'il y'a suffisament des speciliste aujourd'hui en afrique ou meme au tchad

Réagir à cet article

To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

AFRIQUE - l'actualité sur l'Afrique, le continent africain et les pays du Maghreb
JUSTICE INTERNATIONALE
Ouverture du procès de deux chefs de guerre congolais devant la CPI
Accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour des faits commis dans l'est de la RD Congo en 2003, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui comparaissent devant la Cour pénale internationale à partir de ce mardi.
Fermer