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Afrique

Le Quai d'Orsay transmet des documents au juge chargé de l'affaire de Tibéhirine

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/11/2009

Au lendemain de la levée du secret-défense entourant l'affaire de Tibéhirine, le Quai d'Orsay a transmis à la justice des documents susceptible de faire la lumière sur l'assassinat des sept moines français assassinés en Algérie, en mars 1996.

AFP - Le ministère des Affaires étrangères a transmis lundi des documents internes au juge d'instruction chargé de l'enquête sur la mort des sept moines de Tibehirine en 1996 en Algérie, a annoncé mardi son porte-parole, Bernard Valero.
  
Le Quai d'Orsay "a transmis le 9 novembre au juge d'instruction compétent, en réponse à la demande de ce dernier, des documents émis par les services de ce ministère et qui sont susceptibles d'être utiles à la recherche de la vérité sur le dossier des moines de Tibehirine", a déclaré le porte-parole.
  
"Cette transmission est intervenue immédiatement après l'avis rendu le 5 novembre par la commission consultative du secret de la défense nationale concernant les documents qui lui avaient été transmis par le ministère des Affaires étrangères", a précisé M. Valero.
  
La justice avait requis cet été la levée du secret-défense sur les documents détenus par les ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l'Intérieur.
  
La demande des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, à Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux (Intérieur), visait notamment le rapport de l'attaché de Défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter.
  
Selon lui, les moines ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d'hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient revendiqué leur kidnapping.
  
Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Leurs têtes avaient été retrouvées deux mois plus tard.

Première publication : 11/11/2009

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