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Sports

Douze villes, quatre chantiers et une région... à l'Ouest

Vidéo par Thibault LIEURADE

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 12/11/2009

La Fédération française de football a dévoilé mercredi la liste des 12 sites du dossier de candidature de la France pour l'Euro 2016. Les villes de Metz et de Montpellier n'ont pas été retenues.

A l’Ouest, rien de nouveau. Lorsque Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football (FFF) a dévoilé mercredi la carte des 12 villes retenues pour la candidature de la France à l’Euro 2016 de football, l’Ouest de la France fait alors figure de grande absente. Deux stades ont été sélectionnés en région parisiennes (Saint Denis et Paris), dans le Sud-Ouest (Toulouse, Bordeaux), dans l’Est (Strasbourg, Nancy), dans le bassin rhodanien (Lyon, Saint-Étienne) et sur la Côte d’Azur (Marseille, Nice). Sur les quatorze candidatures, les dossiers de Metz et de Montpellier ont été écartés. Lorsque l'Euro 2016 débutera, les matchs se dérouleront dans neuf villes, trois auront un statut de "remplaçantes" en cas de problème.

Les 12 villes retenues pour la candidature à l'Euro 2016 © FFF

"Nous estimons que cette selection nous offre le dossier le plus solide", a indiqué Jean-Pierre Escalettes, lors de la conférence de presse. En compagnie de Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), et de Jacques Lambert, directeur général de la FFF, il a expliqué le processus de sélection des douze villes, en insistant sur le fait que les installations sportives ne représentaient que 40% des critères. "Les villes devaient surtout avoir des projets solides, aussi bien au niveau environnemental que sociétal", a souligné Jean-Pierre Escalettes.

 

 "15 000 emplois en plus"

 

Il faut dire que côté stades, le dossier français est encore loin d’être parfait. Seul le Stade de France serait prêt à acceuillir une telle compétition. En tout, il sera nécessaire de construire 4 stades neufs (pour un montant total de plus d’un milliard d’euros) et d'en rénover sept. "L'Euro-2016 est une occasion historique d'accomplir un grand bond en avant : nos stades ont une moyenne d'âge de 66 ans. La rénovation n'est pas la seule affaire du foot professionnel, c'est un enjeu collectif qui concerne les villes, l'État, les régions", a affirmé Frédéric Thiriez. "Cela devrait permettre de créer 15 000 emplois, d’ici à 2014", a-t-il précisé.

Ce qui n’est pas sans soulever quelques problèmes de financement, notamment de financement public. L’État a prévu de n’apporter que 150 millions d’euros au pot. Et encore, seulement si la France est officiellement pays organisateur pour l’Euro 2016. Jean-Pierre Escalette a précisé qu’il s’attendait à ce que "l’Elysée ou Matignon" lui confirme cet engagement dans les jours à venir.

Maintenant que les douze villes ont été choisies, il reste le plus dur : convaincre que la France vaut mieux que l’Italie, la Turquie ou la Norvège et la Suède, ces deux dernières ayant fait candidature commune. "Nous allons devoir boucler les 900 pages du dossier de candidature avant la fin de l’année", a estimé Jacques Lambert. Ensuite,  la vraie campagne commencera et débouchera, le 28 mai sur le choix définitif du pays organisateur. Lequel sera choisi par la FIFA.

Première publication : 11/11/2009

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