- Blaise Compaoré - Guinée - Moussa Dadis Camara
L'opposition refuse la mise en place d'un "gouvernement d'ouverture"
Une délégation de la junte au pouvoir en Guinée s'est rendue à Ouagadougou, où elle doit négocier l'instauration d'un "gouvernement d'ouverture" avec le président burkinabè, Blaise Compaoré, désigné médiateur dans la crise.
AFP - La junte au pouvoir en Guinée va négocier avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, la mise en place d'un "gouvernement d'ouverture" mais cette proposition a déjà été rejetée par l'opposition qui exige le départ des putschistes.
"Nous l'avons déjà dit, et nous allons le dire (au médiateur), nous allons demander un gouvernement d'ouverture, afin que chacun vienne apporter sa pierre pour trouver une solution adéquate aux problèmes guinéens", a déclaré Idrissa Chérif, conseiller du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.
Interrogé sur des informations faisant état d'un éventuel "exil" du capitaine putschiste dans un pays d'Afrique de l'Ouest dans le cadre d'une période de transition, M. Chérif a répondu: "C'est seulement dans la tête de ceux qui le pensent".
"Il faut être réaliste et voir les choses en face. Ils (les opposants, ndlr) n'ont aucun moyen technique pour faire partir l'armée du pouvoir", a-t-il affirmé.
"C'est l'armée qui a mis le capitaine (Moussa) Dadis (Camara) au pouvoir, quels pouvoirs ils (les opposants) ont-ils pour l'enlever?", s'est-il interrogé.
M. Chérif fait partie d'une délégation de 26 représentants de la junte venus rencontrer à Ouagadougou M. Compaoré qui tente de sortir la Guinée de la grave crise dans laquelle elle est plongée depuis le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.
La délégation est conduite par le ministre-secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte), le colonel Moussa Kéïta.
Mardi soir, M. Compaoré débutera ses entretiens avec les délégués de la junte dans une salle de conférences du palais présidentiel.
"Comme il l'avait fait avec l'opposition. Il leur demandera de lui faire des propositions concrètes, par écrit, sur leur vision de la sortie de crise" en Guinée, a indiqué un conseiller de M. Compaoré.
Le 4 novembre, les Forces vives de Guinée (opposition, syndicats et société civile) avaient remis un mémorandum à M. Compaoré.
Elles réclamaient le départ du pouvoir du capitaine Camara, la dissolution du CNDD et la mise en place d'un Conseil national de transition chargé d'organiser l'élection présidentielle dans un délai de six mois.
Et mardi, l'opposition a une nouvelle fois rejeté toute participation à un gouvernement d'union nationale avec la junte.
"Nous rejetons systématiquement un gouvernement d'union ou d'ouverture", a indiqué l'opposant Alpha Condé, président du Rassemblement du peuple (RPG) de Guinée), l'un des principaux partis d'opposition.
"Nous demandons purement et simplement le départ du capitaine Dadis et la dissolution du CNDD", a-t-il ajouté.
"Il est hors de question de gouverner ce pays avec des génocidaires", a pour sa part indiqué Amadou Oury Bah, vice-président de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) de l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.
"Nous l'avons déjà signifié au médiateur de la Cédéao qui, nous l'espérons, se conformera à la feuille de route de la communauté internationale, à savoir que le capitaine Dadis doit céder le pouvoir", a-t-il poursuivi.
"Si nous n'avons pas les moyens techniques pour faire partir l'armée du pouvoir, nous disposons de moyens diplomatiques pour le faire", a renchéri Jean-Maris Doré, dirigeant de l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG) et porte-parole des Forces vives.






















Commentaires (6)
il faut que Dadis quitte
Nous voulons qu'il quitte car c'est pas un gouvernement qui peut faire l'affaire de la Guinée et mentalement ça ne va pas chez lui, il dit de n'importe quoi, des paroles qui n'ont pas sens.
negociation a waga
mr blaise a surpire tous le monde ,il pris en contes mort ni les femme violeé .et il sait que dadis est un malade mental 'il donne tous le pouvoir au malade mental .blaise est disqualifier
imposteur
Pour moi idrissa chérif est un imposteur ivoirien qui vient en guinée pour semer la pagaille.
Bonjour à tous, Je me penche
Bonjour à tous,
Je me penche sur le clavier de mon ordinateur afin de laisser un petit mot pra rapport à la médiation de la crise en Guinéeque va conduire le président Campaoré.
Je commence en posant quelque questions.
Qui est Campaoré? Quelle est sa formation? Comment est-il arrivé au pouvoir?
Qui est Dadys? Quelle est sa formation
Si vous répondez bien à ces questions, vous comprendrez si la médiation peut être menée avec équité.
Je pense que pour solidarité de corps, Campaoré sera un peu doux envers Dadys et cela va fausser la donne. Dans le cas il venait à être dur envers quelqu'un qui a le grade que lui, il pourrait d'entendre répondre: rends d'abord le pouvoir que tu détiens avant de me demander de rendre le mien aux civils.
Je pense, pour ma part, que l'Union africaine n'a pas bien examiné les coutours des choses avant de confier la médiation à celui dont les traces du sang de Sankara se touvent encore sur le front.
NB:Je suis de l'Arique Centrale et je vie en Amérique du Nord
Transition
La réalité du terrain face aux errements politiciens
Et les manœuvres dilatoires
La Gé Ci, par la voix de son Président, n’a pas cessé de mettre en garde les uns et les autres depuis la fin de l’état de grâce en appelant à une solution concertée intégrant un point de chute sécuritaire à l’actuel chef de l’Etat, le reversement des militaires du CNDD au sein de l’armée à réformer et l’accompagnement des membres civils dans leurs fonctions d’origine pour services rendus à la Nation.
Mais cette transition a été viciée par l’émergence subite d’intérêts opposés révélés par l’empressement pour certains opposants historiques de pouvoir enfin conquérir le pouvoir d’une part et par l’armée qui a appliqué la formule populaire du « j’y suis, j’y reste » d’autre part.
Désormais, tout porte à croire que la solution ne se trouverait pas/plus uniquement à travers des élections immédiates dans un Etat déliquescent où la masse silencieuse panse ses plaies, dénombre les morts, recherche ses disparus et ne souhaite que la normalisation d’un Etat de droit par :
- la mise en place d’une commission nationale d’enquête indépendante et internationale qui avait fait défaut lors des tueries de 2006 et 2007 car les faits sont têtus,
- une nouvelle constitution à ratifier par referendum qui inclurait un PM chef de gouvernement, un Sénat et une Cour Constitutionnelle en guise de contrepouvoir au futur Président de la République, un organe des Droits de l’homme et de la liberté de la presse pour protéger les citoyens, entre autres,
- la poursuite de l’enrôlement bâclé des électeurs pour cause d’un calendrier très serré, voire un recensement généralisé,
- le contrôle des prix qui ne cessent de grimper au point d’atteindre plus de 100% pour certaines denrées de première nécessité et les matériaux de construction,
- le retour des militaires dans les casernes et leur réorganisation au sein d’une armée républicaine,
- les audits effectués par des cabinets internationaux concernant la gestion de tous ceux qui ont participé aux différents gouvernements de la 2nde République et/ou bénéficié des largesses d’un système moribond,
- un gouvernement d’union nationale ne comprenant que des civils avec des prérogatives déterminées et un délai d’au moins 12 mois pour remettre la Guinée sur la sellette,
- l’organisation des élections législatives avant la Présidentielle concomitamment avec une CENI remodelée afin de ne pas permettre au prochain Président élu de disposer d’une majorité écrasante dans la nouvelle Assemblée Nationale,
- la prise en compte d’une jeunesse délaissée et aux abois qui entend investir la Cité pacifiquement désormais, etc.
La politique de la terre brûlée préconisée par les extrémismes de tous bords rend difficile toute forme d’apaisement à un moment où la sérénité et l’intérêt supérieur de la Nation devraient taire nos querelles partisanes pour aller à l’essentiel.
La sagesse devrait être le leitmotiv surtout au moment où le dialogue « en solo » rend la tâche du Président Blaise Comparé plus que difficile. Aussi, la Gé Ci souhaiterait l’entrée en lisse des autres chefs d’Etat de la sous région qui n’ont pas intérêt à l’embrasement de la Guinée, à commencer par le Président Abdoulaye Wade qui a reçu des attaques indignes quand on sait tout ce qu’il a fait pour décanter la situation. Des esprits malfaisants ont été jusqu’à vouloir s’en prendre à l’Ambassade du Sénégal et à la communauté sénégalaise de Conakry en oubliant les relations de fraternité séculaires entre nos deux pays et le fait qu’il y ait beaucoup plus de Guinéens au Sénégal que l’inverse.
L’envoi d’une force d’interposition servirait les prémices d’une guerre civile non souhaitable et le début des hostilités qui pourraient découler sur une rébellion armée à nos frontières, une insurrection populaire, la partition du pays ou des dégâts collatéraux qui ne profiteraient à personne.
La Guinée, classée parmi les pays les plus pauvres au monde et le plus corrompu d’Afrique était pourtant le seul havre de paix de la sous région il n’y a pas si longtemps.
A présent, les Guinéens attendent de la communauté internationale et de l’union africaine un accompagnement responsable, solidaire et judicieux pour une transition apaisée qui entraînerait aussitôt notre entrée dans le concert des nations libres, démocratiques et prospères.
La GéCi se démarque volontairement des Forces Vives et entend utiliser son statut d’électron libre comme une alternative au risque de bis-repetita sacrificiel du sang de nos martyrs comme en 2007 et/ou une victoire à la Pyrrhus.
C’est le dialogue qui a permis à Guillaume Soro de devenir le PM de Laurent Gbagbo tout comme Norman tshangirai face à Robert Mugabe pour une sortie de crise salutaire.
Enfin, la résolution de cette crise devrait passer par une démarche inclusive des réalités guinéennes à tous les niveaux : juridique, politique, social, économique et culturel de l’indépendance à ce désastre inqualifiable.
La Gé Ci réitère ses condoléances les plus attristées à toutes les familles éprouvées et réclame la prise en charge collective de tous les blessés, des personnes meurtries dans leur dignité et abandonnées à leur sort ainsi que la libération des personnes encore emprisonnées suite aux événements dramatiques que nous aurions pu éviter.
Il nous reste à ne pas retomber dans les mêmes travers qui pourraient produire les mêmes effets, une fois de plus !
La Guinée est blessée dans sa chair, dans sa souveraineté, dans son honneur mais souffre surtout d’un manque cruel de vision prospective.
Le problème fondamental et récurrent en Guinée trouve son creuset dans le fait que les personnes en charge de la destinée du pays n’ont pas trouvé la solution idoine de leur mission qui tient en une phrase : le décollage économique d’un pays immensément riche en ressources naturelles et humaines.
C’est en Guinée que ça se passe et c’est le lieu de réveiller la fibre patriotique citoyenne de tout un chacun afin de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques neufs, intègres et compétents.
Le Président
El Hadj F. M. SOUMAH
les bons offices de Blaise Kompaoré
Blaise Kompaoré est un homme en treillis, qui n'a pas l'honneur d'être parvenu lui-même au pouvoir dans des conditions saines. il me semble qu'il ne soit pas l'homme de la situation. je ne suis pas surpris qu'il est reçu l'assentiment du capitaine Dadis Camara. Entre civils (opposants) et militaires (Kompaoré et Camara), quelle sera l'issue de cette négociation, c'est à l'avenir de nous le dire
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