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Culture

Marie Ndiaye souhaite que Frédéric Mitterrand mette fin à la polémique sur le "devoir de réserve"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/11/2009

Enjointe de s'expliquer sur ses propos tenus en août dernier -elle avait qualifié de "monstrueuse" la politique menée par Nicolas Sarkozy-, Marie NDiaye, lauréate du prix Goncourt, demande au ministre de la Culture de mettre un terme à la polémique.

AFP -  L'idée d'un "devoir de réserve" pour les écrivains, avancée par le député UMP Eric Raoult, a été vigoureusement rejetée mercredi par des membres de l'Académie Goncourt, après la polémique sur des propos de la romancière Marie NDiaye, Prix Goncourt 2009.
   
La romancière elle-même a demandé au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand de donner son avis pour clore l'affaire.
   
Les jurés Goncourt réagissaient à la "question écrite" d'Eric Raoult qui a interpellé mardi le ministre sur des propos, "insultants" selon lui, de Marie NDiaye, qui avait jugé "monstrueuse" la France de Nicolas Sarkozy dans une interview parue le 18 août dans Les Inrockuptibles. Le député évoquait le "devoir de réserve" des lauréats du Goncourt.
   
"Le devoir de réserve des Prix Goncourt n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais. Ce serait bien mal connaître les écrivains que de croire qu'il existe", a déclaré Bernard Pivot à l'AFP.
   
"Ce qui est vrai, c'est que le Goncourt renforce une position, donne une aura, une légitimité. Mais les propos que tiennent les lauréats n'engagent qu'eux-mêmes, ils n'engagent en aucun cas l'Académie Goncourt et encore moins la France", a-t-il poursuivi.
   
Autre membre du jury Goncourt, Françoise Chandernagor rappelle que "le devoir de réserve n'existe en droit que pour les fonctionnaires". "Nous ne dépendons pas de l'Etat pour donner le Prix Goncourt qui est de 10 euros", a-t-elle souligné, estimant qu'Eric Raoult est "complètement à côté de la plaque sur le plan politique et juridique".
   
Une position vivement dénoncée également par le député socialiste Christian Paul (PS) qui a accusé dans un communiqué Eric Raoult d'une "ignoble intimidation" et d'"une forme exécrable de censure".
   
 Au ministère de la Culture, on indiquait mercredi que M. Raoult ayant adressé au ministre une question écrite, il lui sera répondu "par écrit".
   
 "J'aimerais beaucoup que Frédéric Mitterrand intervienne dans cette histoire puisque c'est à lui que M. Raoult s'est adressé, et nous donne son avis sur le devoir de réserve des Prix Goncourt et même tout simplement des écrivains", a indiqué cependant mercredi la lauréate sur France-Info.
   
 Elle a espéré qu'ainsi le ministre mette "un point final à cette affaire".
   
 La romancière a indiqué avoir "au début" trouvé cette histoire "d'un ridicule, d'un grotesque achevé".
   
 Lundi elle avait admis que ses propos sur "la France de Sarkozy" étaient "très excessifs" et récusé que son installation à Berlin après la présidentielle de 2007 ait été "une forme d'exil politique". "Je ne veux pas du tout avoir l'air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable, simplement depuis quelques temps je trouve l'atmosphère en France assez dépressive et morose", déclarait-elle dans cet entretien diffusé par Europe 1 mercredi.
   
 Dans l'interview aux Inrockuptibles, près de trois mois avant d'obtenir le Goncourt, Marie Ndiaye expliquait qu'elle avait choisi de vivre à Berlin avec sa famille "en grande partie à cause de Sarkozy". "Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", déclarait-elle.
   
Interrogé sur France Info, le mari de la romancière Jean-Yves Cendrey a ironisé mercredi sur Eric Raoult qui "vient de faire trois tonneaux dans un champ de navets".
   
"En août, elle avait déclaré qu'effectivement notre départ était pour une part motivé par le fait qu'elle trouvait ce gouvernement monstrueux et citait en particulier MM. Besson et Hortefeux, je ne peux qu'être d'accord avec elle", a-t-il ajouté.

 

Première publication : 11/11/2009

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