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Charles Pasqua : Chirac et Villepin "étaient informés" des ventes d'armes à l'Angola
Condamné pour son implication dans l'Angolagate, l'ex-ministre de l'Intérieur affirme que Jacques Chirac et Dominique de Villepin, respectivement président de la République et secrétaire général de l'Élysée à l'époque des faits, savaient tout.
Charles Pasqua avait promis de faire "trembler un certain nombre de personnages de la République" et "de faire des révélations". Finalement, l'ex-ministre français de l'Intérieur n’a fait que réitérer ses accusations à l’encontre de Dominique de Villepin et surtout de Jacques Chirac, respectivement secrétaire général de l'Élysée et président de la République à l'époque des faits.
Lors d'une conférence de presse organisée à Paris ce jeudi, Charles Pasqua a réaffirmé que, dès 1995, les deux hommes étaient au courant de l'existence d'un trafic d’armes vers l’Angola et qu’ils n'ont rien fait pour y mettre un terme.
"En 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Charles Millon [alors ministre de la Défense, ndlr] étaient informés des ventes d'armes vers l'Angola", a-t-il déclaré devant un parterre de plus de 200 journalistes.
"Il n’y a pas eu d’énormes révélations", constate Roselyne Febvre, spécialiste politique sur FRANCE 24. "Il s'agit plus d'une stratégie de défense" de la part de l'ancien ministre de l’Intérieur, "qui fait son numéro, à la Pasqua", poursuit celle-ci.
Lors du procès de cette affaire de vente illégale d’armes françaises et soviétiques au gouvernement angolais du président José Eduardo dos Santos durant la décennie 1990, Charles Pasqua a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme. Si ce dernier a fait appel de cette sentence, il estime toujours être victime d’une machination. C’est un "lynchage médiatique alimenté par des pseudo-révélations", a-t-il lancé, précisant au passage qu’il avait porté plainte contre le juge Philippe Courroye, l'accusant d'"une instruction uniquement conduite à charge".
Pièces à conviction
"Aucune de ces personnalités [Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Charles Millon, ndlr] n'a été entendue par le magistrat instructeur [...], aucune ne s'est opposée à ces opérations alors qu'elles en étaient informées", s’est-il étonné, avant de poursuivre : "Puisque la justice a estimé que ces ventes d'armes sont illégales, pourquoi ces autorités n'ont rien fait pour arrêter ces opérations et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité ?" "C’est, en effet, la vraie question, celle qui mérite d’être posée aujourd’hui", commente Roselyne Febvre.
Pour étayer ses propos, Charles Pasqua a égrené ce qu’il estime être des pièces à conviction. Il s’est particulièrement attardé sur une note de la DGSE [Direction générale du renseignement extérieur, ndlr] datant de 1995, relative à ces ventes d'armes.
Déjà cité dans la procédure judiciaire, ce document de quatre pages aurait été, selon lui, adressé à 13 personnes travaillant à l’Élysée, au ministère des Affaires étrangères et au ministère de la Défense, parmi lesquelles figuraient Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé et Hervé de Charrette [respectivement, à l'époque, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères]. "On peut noter que le ministère du Budget, occupé à l’époque par Nicolas Sarkozy, n’est pas cité", relève Roselyne Febvre. Sénateur des Hauts-de-Seine, fief de l'actuel chef de l'État, Charles Pasqua est un allié de longue date de Nicolas Sarkozy.
Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déjà répondu aux affirmations de Charles Pasqua, assurant ne jamais avoir eu connaissance de pratiques illégales.
De son côté, Charles Pasqua a encore appelé à une levée du secret défense dans toutes les affaires de ventes d’armes depuis 2002, faisant appel au président Nicolas Sarkozy pour qu’il ne s’y "oppose pas" mais, au contraire la "facilite".
Pasqua compte désormais lancer une pétition auprès des parlementaires pour soutenir cette démarche. Il veut également la constitution d'une commission d'enquête parlementaire "qui pourrait être présidée par le président de la Cour des comptes", Philippe Séguin.


























Commentaires (7)
charles pasqua
Quand en aurons fini de poursuivre de notre vindicte des hommes d'honneur comme Mr Pasqua. C'est un homme d'une grande intelligence qui a commencé sa vie au bas de l'échelle et qui par sa force, sa capacité, son endurance est arrivé au sommet de l'Etat avec beaucoup de dévouement. Ses fonctions ne l'a pas enrichi mais sa vie a été malmenée par la méchanceté,la malhonêteté de personnages qui intriguent toujours auprès de l'Etat pour en tirer profit. Je souhaite à Mr.Pasqua que j'ai rencontré dans le courant de ma vie, tout la paix et la tranquilité qu'il a bien méritées.
IL Y A DOUZE...
fammille Francaise qui m empeche de dormir par leur plainte...sans compter les familles des quarante otre...terrorisme...non...reglement de compte..tient ..eux y prenne pas perpete...c est certainement la justice du pay des droits de l homme et du camenberg....
de
quoi rire...allez un peut de courage...enlevez tous les soit disant secret defense...secret du mensonge...vous avez peur de plus avoir de politique....c est pas grave vous avez un general qui se prepare...pour vous mettes tous d accord...cela ferait pas de mal..democratiquement bien sur...a c est vrai..la sacro sainte iMmunitee parlementaire...le droit de tuer...de voler...de mentir...de remplir les coffres fort...ou il faux signer pour avoir se droit...devAnt le Diable...BIEN SUR...
Rien d'illégal
"Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déjà répondu aux affirmations de Charles Pasqua, assurant ne jamais avoir eu connaissance de pratiques illégales." Il faut donc en déduire, que s'ils étaient informés de ce commerce,(ce qui est plus que probable en raison des fonctions qu'ils occupaient et de la note de la DGSE de décembre 1995 )Ils connaissaient l'instigateur réel de ce commerce d'armes(L'Etat), il ne pouvait donc s'agir que d'un commerce "légal" correspondant à une ligne de politique étrangère décidée par la plus "haute Autorité" de l'époque (en 1993/1994 début des livraisons d'armes En politique étrangère il y a toujours eu continuité quelque soit la couleur politique du gouvernement,ce "commerce" a donc été "tacitement autorisé" après 1995.
Vente en Angola
L'afrique est considere comme un champ '' pour faire l'experiementation des armes '' ils n'ont que assument leurs responsabilites '' car la colonisation continue en afrique dans tous les domaine
TOUS POURI
TOUS POURI
REVELATIONS
Pour l'instant elles sont maigres vos révélations M. Pasqua il en faut plus.
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