La situation au Proche-Orient figure en bonne place sur l’agenda de Nicolas Sarkozy cette semaine. Deux jours après s’être entretenu avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, le président français accueille, ce vendredi, son homologue syrien, Bachar al-Assad, à l’Elysée.
Cette nouvelle visite à Paris du chef de l’Etat syrien, la deuxième en moins de 18 mois, intervient au lendemain des déclarations du chef du gouvernement israélien qui s’est dit prêt à reprendre des négociations de paix avec Damas. Sans condition préalable.
Un responsable israélien a annoncé que Benjamin Netanyahou avait demandé, lors de sa visite mercredi à l’Elysée, à Nicolas Sarkozy de transmettre un message au numéro un syrien. Le chef de l’Etat français devrait ainsi profiter de la visite de Bachar Al-Assad à Paris pour tenter de relancer les négociations entre la Syrie et Israël.
Jeudi, le président français se serait par ailleurs entretenu au téléphone avec le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour évoquer ‘’des propositions importantes’’ visant à relancer le processus de paix, selon un responsable palestinien.
Le plateau du Golan toujours au centre des discussions
Les négociations entre Israël et la Syrie ont souvent achoppé sur le problème du plateau du Golan. Le Syrie a toujours fait de la restitution de ce territoire, situé au sud-ouest de la Syrie et annexé par l’État hébreu en 1981, une condition non négociable à l’ouverture de pourparlers directs avec Tel Aviv.
A en croire l’avocat international Ardavan Amir Aslani, auteur du livre ‘’Iran, le retour de la Perse’’, rien n’indique que ces bonnes intentions vont déboucher sur un quelconque résultat. ‘’Cela fait 40 ans qu’Israël se dit prête à tenir des négociations de paix [avec la Syrie], mais que s’est-il passé depuis ? Le plateau du Golan est toujours occupé et le problème palestinien n’est toujours pas résolu’’, a-t-il affirmé sur l’antenne de FRANCE 24.
Paris-Damas, une relation au beau fixe
Les relations entre Paris et Damas, autrefois rompues par Jacques Chirac, se sont considérablement réchauffées sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, qui a invité Bachar al-Assad en 2008 aux cérémonies du 14-Juillet, à Paris. Le président français s'est quant à lui rendu par deux fois à Damas, en septembre 2008 et en janvier 2009.
“La Syrie tente de redorer son image à l’international, estime Ardavan Amir Aslani. Elle essaye aussi de briser son isolement diplomatique.’’ Le président syrien a en revanche estimé, dans les colonnes du quotidien français ‘’Le Figaro’’, qu’il n’y avait pas encore eu de ‘’regain de confiance entre la Syrie et les Etats-Unis’’. Déçu par la politique menée par les Etats-Unis au Proche-Orient depuis l'élection de Barack Obama, l’homme fort de Damas demande à Washington d'élaborer un véritable plan d'action pour la région.
Concernant ses relations avec l’Union européenne, qui se sont tendues depuis que Damas a refusé de signer un accord d’association, Bachar al-Assad déplore que les Vingt-Sept aient ‘’complètement viré du côté des Etats-Unis, au détriment de la Syrie’’.



















Commentaires (1)
Damas veut réviser l'accord d'association avec l'UE.
Pour moi cela pourra apporter un changément dans les rélations diplômatiques et pourra faire naitre une ère nouvelle.
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