AFP - "Environ 50 communes de la province de Palerme en Sicile sont submergées par les ordures et dans certaines villes, les maires ont décidé de fermer les écoles" en raison de la situation, a déclaré le président de la province de Palerme (sud), Giovanni Avanti, à l'AFP vendredi.
Selon M. Avanti, il n'y a pas assez de décharges d'ordures dans la province et beaucoup d'entre elles sont inutilisables, et la région doit "prendre en charge ce problème avec une aide exceptionnelle".
Dans la soirée, la région Sicile a décidé l'octroi de 4 millions d'euros à la zone touchée par la crise des déchets. "Ces fonds viennent s'ajouter aux 18 millions déjà versés en juin et qui ont permis de surmonter la période de pire crise pendant l'été", a indiqué la région Sicile.
"Dans certaines villes, il y a des tensions fortes, les citoyens brûlent les bennes à ordure, ils ne supportent plus les montagnes de déchets qui se sont accumulés", a déclaré M. Avanti, en précisant que les ordures n'avaient pas été ramassées depuis plus d'une semaine dans une vingtaine de communes.
"Nous ne sommes pas encore arrivés au même niveau que Naples, mais si nous ne recevons pas de soutien de la région, ce sera pire", a-t-il ajouté en faisant allusion à la crise des déchets à Naples dont les images avaient fait le tour du monde en 2008.
Les éboueurs sont en grève en permanence car la société chargée du ramassage des ordures, Coinres, en difficulté économique, ne les paie plus depuis plusieurs mois, écrit le quotidien La Repubblica.
M. Avanti a confirmé que Coinres traversait une mauvaise passe, tout en soulignant qu'elle n'était pas la seule à gérer les ordures dans cette zone.
Les déchets ont en particulier envahi la ville de Bagheria, "Baaria" dans le film homonyme du réalisateur sicilien Giuseppe Tornatore, qui dépeint la vie quotidienne des habitants de sa ville natale sur trois générations, affirme aussi Repubblica.
Selon la région Sicile, les fonds débloqués vendredi soir seront confiés à l'administrateur spécial désigné jeudi qui dispose de six mois pour assainir la gestion "en augmentant les moyens mis à disposition pour le prélèvement des déchets et le tri sélectif des ordures".














