Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 13/11/2009

L'affaire Kurras replonge Berlin dans son passé

Quatre jours après le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, l'affaire Karl-Heinz Kurras, ancien policier de l'Ouest soupçonné d'avoir été une taupe de l'Est, vient rappeler à l'Allemagne qu'elle n'en a pas encore fini avec son histoire.

Les invités de ce Focus sont Michel Meyer, auteur de "Histoire secrète de la chute du Mur de Berlin" (éd. Odile Jacob) et Anne Mailliet, correspondante de FRANCE 24 à Berlin, en Allemagne.
 

2 juin 1967. Le shah d'Iran est en visite officielle à Berlin-Ouest. Dans la rue, une manifestation contre le régime iranien tourne mal. Un policier en civil, Karl-Heinz Kurras tire sur un étudiant et le tue d'une balle dans la tête.

Un événement qui agit comme un déclencheur et radicalise l'extrême gauche. Entre les autorités et les étudiants, la guerre est désormais déclarée. Les troubles de 1968 et la création de la Fraction armée rouge ne sont plus très loins.

Karl-Heinz Kurras qui est inculpé d'homicide involontaire, plaide la légitime défense. Il est relaxé et reste dans les rangs de la police jusqu'à sa retraite en 1986. Des décennies plus tard, c'est la sensation. On apprend que Karl-Heinz Kurras, le policier ouest-allemand modèle, était en réalité un espion de la Stasi. Actif pour le compte des services de l'Est depuis 1955 et membre du Parti communiste est-allemand depuis 1964. Une information révélée en mai dernier par des historiens de l'autorité chargée de gérer les dossiers de la police politique. Dans le dédale des archives de la Stasi, les historiens sont tombés sur 17 dossiers, 6 000 pages qui retracent la vraie vie de Kurras et son double-jeu.

Selon Cornelia Jabs, historienne aux archives de la Stasi, "Kurras travaillait dans la section de la police chargée de la protection de l'Etat. Il était au courant des enquêtes menées contre les policiers soupçonnés d'espionnage pour l'Est et fournissait ces informations à la Stasi." Pendant des années, Kurras écrit des rapports sur ses collègues et fait passer des documents secrets à l'Est.

Peu de temps après ces révélations, la police perquisitionne son appartement et y découvre un revolver. Ce féru d'armes à feu comparaît aujourd'hui devant un tribunal de Berlin pour infraction à la législation du port d'armes et une enquête a été ouverte pour trahison du secret d'Etat.

Pour autant, personne ne peut dire avec certitude si Karl-Heinz Kurras a tué Benno Ohnesorg sur ordre de la Stasi, car une partie de son dossier a été détruite. Mais Uwe Soukup, auteur d'un ouvrage de référence sur la mort de Benno Ohnesorg ne croit pas que Kurras a agi en accord avec la Stasi. Selon lui, les services secrets est-allemands n'aurait pas sacrifier un agent de ce calibre en l'envoyant tuer un étudiant.

Carl-Wolfgang Holzapfel, qui défend les victimes de la Stasi, a quand à lui porté plainte contre Kurras pour le meurtre de Benno Ohnesorg et espère qu'une enquête sera ouverte pour faire toute la lumière sur cette épisode tragique de l'Allemagne d'après-guerre. "Il est tout à fait possible que cet homme, qui a été capable de trahir ses amis, ses collègues et les intérêts de son pays pour la Stasi, un homme qui n'était pas seulement membre du parti, mais un communiste convaincu, se soit dit ce jour-là qu'il rendait service à la RDA", explique-t-il à FRANCE 24.
   

Par Anne MAILLIET

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/09/2016 Royaume-Uni

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

Qui, de Jeremy Corbin ou d’Owen Smith, sera le prochain leader du parti travailliste britannique ? Réponse le 24 septembre. Ce jour-là, le Labour, réuni en congrès annuel à...

En savoir plus

22/09/2016 Vietnam

Le Vietnam en pleine mutation

Au Vietnam, si l'opposition politique reste muselée, l'économie décolle. Ces dernières années, le régime communiste s’est ouvert au capitalisme et aux investisseurs étrangers. Le...

En savoir plus

21/09/2016 Espagne

Pacte anti-corruption en Espagne : un grand ménage dans la classe politique?

La corruption des élus espagnols divise les partis politiques. Elle est l’une des principales causes du blocage institutionnel que connait l’Espagne. Personne ne veut s’associer...

En savoir plus

20/09/2016 Réfugiés

Vidéo : à Grande-Synthe, des ateliers de cuisine pour les migrants

À Grande-Synthe, dans le nord de la France, se trouve le premier camp humanitaire aux normes internationales sur le territoire français. Dans ce camp, près de 1 500 personnes,...

En savoir plus

19/09/2016 Attentat de Nice

Vidéo : deux mois après l’attentat du 14 juillet, les Niçois encore sous le choc

À l'occasion de l'hommage national aux victimes du terrorisme rendu lundi aux Invalides à Paris, nos reporters se sont rendus à Nice, endeuillée par l’attentat du 14 juillet....

En savoir plus