Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Cesar : Roman Polanski renonce

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Éric Ciotti : "Le vote de Fessenheim est un scandale"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Éric Ciotti : "Je ne crois pas au ni droite ni gauche"

En savoir plus

FOCUS

Iran : le sport, outil d'émancipation des femmes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Avec Julien Fournié, dans les coulisses d’un défilé Haute Couture

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Quand les femmes décideront de ce que les hommes doivent faire de leurs organes reproductifs"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Quel avenir pour le partenariat transpacifique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Micmac au PS"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Primaire PS : Cafouillage autour de la participation

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 13/11/2009

L'affaire Kurras replonge Berlin dans son passé

Quatre jours après le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, l'affaire Karl-Heinz Kurras, ancien policier de l'Ouest soupçonné d'avoir été une taupe de l'Est, vient rappeler à l'Allemagne qu'elle n'en a pas encore fini avec son histoire.

Les invités de ce Focus sont Michel Meyer, auteur de "Histoire secrète de la chute du Mur de Berlin" (éd. Odile Jacob) et Anne Mailliet, correspondante de FRANCE 24 à Berlin, en Allemagne.
 

2 juin 1967. Le shah d'Iran est en visite officielle à Berlin-Ouest. Dans la rue, une manifestation contre le régime iranien tourne mal. Un policier en civil, Karl-Heinz Kurras tire sur un étudiant et le tue d'une balle dans la tête.

Un événement qui agit comme un déclencheur et radicalise l'extrême gauche. Entre les autorités et les étudiants, la guerre est désormais déclarée. Les troubles de 1968 et la création de la Fraction armée rouge ne sont plus très loins.

Karl-Heinz Kurras qui est inculpé d'homicide involontaire, plaide la légitime défense. Il est relaxé et reste dans les rangs de la police jusqu'à sa retraite en 1986. Des décennies plus tard, c'est la sensation. On apprend que Karl-Heinz Kurras, le policier ouest-allemand modèle, était en réalité un espion de la Stasi. Actif pour le compte des services de l'Est depuis 1955 et membre du Parti communiste est-allemand depuis 1964. Une information révélée en mai dernier par des historiens de l'autorité chargée de gérer les dossiers de la police politique. Dans le dédale des archives de la Stasi, les historiens sont tombés sur 17 dossiers, 6 000 pages qui retracent la vraie vie de Kurras et son double-jeu.

Selon Cornelia Jabs, historienne aux archives de la Stasi, "Kurras travaillait dans la section de la police chargée de la protection de l'Etat. Il était au courant des enquêtes menées contre les policiers soupçonnés d'espionnage pour l'Est et fournissait ces informations à la Stasi." Pendant des années, Kurras écrit des rapports sur ses collègues et fait passer des documents secrets à l'Est.

Peu de temps après ces révélations, la police perquisitionne son appartement et y découvre un revolver. Ce féru d'armes à feu comparaît aujourd'hui devant un tribunal de Berlin pour infraction à la législation du port d'armes et une enquête a été ouverte pour trahison du secret d'Etat.

Pour autant, personne ne peut dire avec certitude si Karl-Heinz Kurras a tué Benno Ohnesorg sur ordre de la Stasi, car une partie de son dossier a été détruite. Mais Uwe Soukup, auteur d'un ouvrage de référence sur la mort de Benno Ohnesorg ne croit pas que Kurras a agi en accord avec la Stasi. Selon lui, les services secrets est-allemands n'aurait pas sacrifier un agent de ce calibre en l'envoyant tuer un étudiant.

Carl-Wolfgang Holzapfel, qui défend les victimes de la Stasi, a quand à lui porté plainte contre Kurras pour le meurtre de Benno Ohnesorg et espère qu'une enquête sera ouverte pour faire toute la lumière sur cette épisode tragique de l'Allemagne d'après-guerre. "Il est tout à fait possible que cet homme, qui a été capable de trahir ses amis, ses collègues et les intérêts de son pays pour la Stasi, un homme qui n'était pas seulement membre du parti, mais un communiste convaincu, se soit dit ce jour-là qu'il rendait service à la RDA", explique-t-il à FRANCE 24.
   

Par Anne MAILLIET

COMMENTAIRE(S)

Les archives

24/01/2017 Moyen-Orient

Iran : le sport, outil d'émancipation des femmes

En Iran, faire du sport est un casse-tête pour les femmes. Elles doivent respecter les codes vestimentaires stricts de la République islamique, notamment se couvrir entièrement...

En savoir plus

23/01/2017 Moyen-Orient

Irak : à Mossoul, avec les forces spéciales françaises

À Mossoul, l'armée irakienne bénéficie de l'appui aérien et tactique des forces américaines, mais aussi françaises. Les équipes de France 2 ont pu suivre ces hommes de l'ombre...

En savoir plus

20/01/2017 États-Unis

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

Ils sont des millions d'Américains à ne pas se sentir représentés par la nouvelle administration Trump et à redouter ses décisions à venir. Certains ont décidé de battre le pavé...

En savoir plus

19/01/2017 France

France : de nouvelles inititatives solidaires en faveur des sans-abris

Alors qu'une vague de froid s'est abattue sur la France, des commerçants parisiens se mobilisent pour venir en aide aux plus démunis. Plus de 300 d'entre eux ont ainsi collé un...

En savoir plus

18/01/2017 Centrafrique

Centrafrique : les déplacés disent adieu à contrecœur au camp de Mpoko

En Centrafrique, lors de la guerre civile qui a ravagé le pays il y a trois ans, près de 100 000 déplacés avaient trouvé refuge au camp de Mpoko, à l'aéroport de Bangui....

En savoir plus