Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle algérienne: Abdelaziz Bouteflika vote en fauteuil roulant

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bouteflika dans un fauteuil

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle en Algérie : un vote, quels changements ? (Partie 1)

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Guillaume Poitrinal, co-président du conseil de la simplification

En savoir plus

FOCUS

Bitcoin, une révolution monétaire?

En savoir plus

SUR LE NET

Nigeria : les internautes mobilisés contre les violences

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur les traces d'Agatha Christie : l'Orient Express fait escale à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Mansouria Mokhefi, spécialiste de l’Algérie

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... le pays inquiet (partie 1)

En savoir plus

Tous les matins, nous vous proposons un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays. Du lundi au vendredi, à 7h45.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 13/11/2009

L'affaire Kurras replonge Berlin dans son passé

Quatre jours après le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, l'affaire Karl-Heinz Kurras, ancien policier de l'Ouest soupçonné d'avoir été une taupe de l'Est, vient rappeler à l'Allemagne qu'elle n'en a pas encore fini avec son histoire.

Les invités de ce Focus sont Michel Meyer, auteur de "Histoire secrète de la chute du Mur de Berlin" (éd. Odile Jacob) et Anne Mailliet, correspondante de FRANCE 24 à Berlin, en Allemagne.
 

2 juin 1967. Le shah d'Iran est en visite officielle à Berlin-Ouest. Dans la rue, une manifestation contre le régime iranien tourne mal. Un policier en civil, Karl-Heinz Kurras tire sur un étudiant et le tue d'une balle dans la tête.

Un événement qui agit comme un déclencheur et radicalise l'extrême gauche. Entre les autorités et les étudiants, la guerre est désormais déclarée. Les troubles de 1968 et la création de la Fraction armée rouge ne sont plus très loins.

Karl-Heinz Kurras qui est inculpé d'homicide involontaire, plaide la légitime défense. Il est relaxé et reste dans les rangs de la police jusqu'à sa retraite en 1986. Des décennies plus tard, c'est la sensation. On apprend que Karl-Heinz Kurras, le policier ouest-allemand modèle, était en réalité un espion de la Stasi. Actif pour le compte des services de l'Est depuis 1955 et membre du Parti communiste est-allemand depuis 1964. Une information révélée en mai dernier par des historiens de l'autorité chargée de gérer les dossiers de la police politique. Dans le dédale des archives de la Stasi, les historiens sont tombés sur 17 dossiers, 6 000 pages qui retracent la vraie vie de Kurras et son double-jeu.

Selon Cornelia Jabs, historienne aux archives de la Stasi, "Kurras travaillait dans la section de la police chargée de la protection de l'Etat. Il était au courant des enquêtes menées contre les policiers soupçonnés d'espionnage pour l'Est et fournissait ces informations à la Stasi." Pendant des années, Kurras écrit des rapports sur ses collègues et fait passer des documents secrets à l'Est.

Peu de temps après ces révélations, la police perquisitionne son appartement et y découvre un revolver. Ce féru d'armes à feu comparaît aujourd'hui devant un tribunal de Berlin pour infraction à la législation du port d'armes et une enquête a été ouverte pour trahison du secret d'Etat.

Pour autant, personne ne peut dire avec certitude si Karl-Heinz Kurras a tué Benno Ohnesorg sur ordre de la Stasi, car une partie de son dossier a été détruite. Mais Uwe Soukup, auteur d'un ouvrage de référence sur la mort de Benno Ohnesorg ne croit pas que Kurras a agi en accord avec la Stasi. Selon lui, les services secrets est-allemands n'aurait pas sacrifier un agent de ce calibre en l'envoyant tuer un étudiant.

Carl-Wolfgang Holzapfel, qui défend les victimes de la Stasi, a quand à lui porté plainte contre Kurras pour le meurtre de Benno Ohnesorg et espère qu'une enquête sera ouverte pour faire toute la lumière sur cette épisode tragique de l'Allemagne d'après-guerre. "Il est tout à fait possible que cet homme, qui a été capable de trahir ses amis, ses collègues et les intérêts de son pays pour la Stasi, un homme qui n'était pas seulement membre du parti, mais un communiste convaincu, se soit dit ce jour-là qu'il rendait service à la RDA", explique-t-il à FRANCE 24.
   

Par Anne MAILLIET

Comments

COMMENTAIRE(S)

 
 
Les archives

17/04/2014 Monnaie

Bitcoin, une révolution monétaire?

Le Bitcoin, cette monnaie virtuelle qui s’affranchit des banques centrales et des États, suscite enthousiasme et scepticisme. Certains jurent que cette devise va révolutionner...

En savoir plus

16/04/2014 France

Les Algériens de France : un vote courtisé

Alors que les citoyens d’Algérie sont appelés aux urnes ce jeudi pour l'élection présidentielle, en France, la communauté algérienne vote depuis samedi dernier. La mobilisation...

En savoir plus

15/04/2014 Indépendance

Les Taïwanais divisés vis-à-vis de la Chine

Pendant près de trois semaines, des centaines de manifestants ont occupé le parlement taïwanais pour protester contre la signature d'un pacte commercial entre Taïwan et la Chine....

En savoir plus

14/04/2014 Ukraine

Carnet de route croisé de nos correspondants à Moscou et à Kiev

Nous vous proposons un carnet de route croisé de nos correspondants à Moscou et à Kiev. Ksenia Bolchakova traverse la frontière ukrainienne depuis la Russie, tandis que Gulliver...

En savoir plus

11/04/2014 Mexique

Mexique : l'aéronautique dans le viseur des entreprises françaises

Pour les entrepreneurs français, le Mexique, 13e puissance économique mondiale, est une terre promise tant le potentiel y est immense, notamment dans les domaines de...

En savoir plus