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Amériques

Le cerveau présumé des attentats du 11-Septembre sera jugé à New York

Vidéo par Damien COQUET

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 13/11/2009

Le ministre américain de la Justice a confirmé que le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, Khalid Cheikh Mohamed, actuellement détenu à Guantanamo, sera jugé devant un tribunal fédéral de New York, aux côtés de quatre autres suspects.

Les cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du 11-Septembre seront jugés devant un tribunal de droit commun de New York, à quelques centaines de mètres seulement du théâtre des évènements tragiques de 2001 qui ont fait près de 3.000 morts. C'est ce qu'a annoncé le ministre américain de la Justice, Eric Holder, ce vendredi lors d'un point presse.

"Les règles fédérales nous autorisent à réclamer la peine de mort pour des infractions lourdes", a dit le ministre. "Je m'attends certainement à demander aux procureurs qu'ils requièrent la peine de mort contre chacun des accusés du 11-Septembre", a-t-il ajouté en précisant toutefois que la justice allait "examiner les preuves" des actes reprochés aux accusés.

Le cerveau autoproclamé des attentats Khalid Cheikh Mohamed ("KSM" selon ses initiales anglaises), et quatre complices présumés, actuellement détenus à Gunatanamo, échapperont donc aux tribunaux militaires d'exception.

Une organisation de familles de victimes des attentats a immédiatement déclaré à l'AFP qu'il s'agissait d'une "grave erreur" et que la procédure judiciaire aurait dû se poursuivre devant ces juridictions.

Interrogé par l'agence, l'un des avocats militaires des cinq hommes a, au contraire, estimé sous couvert d'anonymat que ceux-ci pourraient ainsi bénéficier d'"un procès plus équitable".

Le transfèrement des cinq hommes, KSM, Ramzi ben al-Shaiba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Mustapha al-Hawsawi vers une prison fédérale ne pourra pas intervenir avant au moins 45 jours, délai imposé par le Congrès pour faire venir tout détenu de Guantanamo sur le sol américain en vue de son procès. Quoiqu'il en soit, un procès ne devrait pas intervenir avant plusieurs années, selon les experts.

Le président Barack Obama a estimé vendredi depuis Tokyo que KSM serait jugé de la façon la plus "rigoureuse".

Casse-tête sécuritaire

Mais si ce choix final de renvoyer les cinq hommes devant un tribunal de droit commun est symbolique et restaure l'image internationale des États-Unis, cela ne signifie par pour autant que la tâche y sera plus facile pour le gouvernement.

Arrêtés en 2002 et 2003, les suspects ont disparu des années durant dans des prisons secrètes de la CIA, où ils ont, de notoriété publique  subi de mauvais traitements - voire, pour KSM au moins, été torturés.

Réapparus en 2006 à Guantanamo et formellement renvoyés ensemble en juin 2008 devant les tribunaux militaires d'exception conçus par l'administration Bush, certains ont dit vouloir mourir en martyrs. Mais devant une juridiction de droit commun, les violences qu'ils ont subies pourraient leur valoir la vie sauve.

Sans compter le casse-tête sécuritaire que risque d'être l'organisation d'un procès aussi sensible en plein coeur de Manhattan.

Démission à la Maison Blanche

Cette annonce intervient alors que Greg Craig, conseiller de Barack Obama pour les questions de droit, a démissionné. Il s'est débattu pendant presque un an avec la promesse de fermer le camp de Guantanamo.

Dans un communiqué, Barack Obama affirme que Greg Craig a souhaité retourner dans le secteur privé. Il sera remplacé d'ici à la fin de l'année par Bob Bauer, un avocat proche du président, a indiqué le président américain.

Il est le plus haut responsable de l'administration Obama à démissionner à ce jour.

Le conseiller aux affaires légales n'est pas le personnage le plus visible à la Maison Blanche, mais il y joue un rôle capital, conseillant le président sur tous les aspects légaux de ses décisions et de ses politiques, supervisant des nominations importantes et, le cas échéant, défendant le chef de l'État contre les actions juridiques intentées contre lui.

À ce titre, Craig a été aux avant-postes du combat mené pour tenir l'une des toutes premières et des plus attendues promesses d’Obama : la fermeture, d'ici à janvier 2010, du camp de Guantanamo.

Mais l'administration reconnaît elle-même aujourd'hui qu'elle aura du mal à honorer cet engagement.


 


  
  

Première publication : 13/11/2009

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