"Honneur", "patrie", "fierté d’être français", "identité plurielle", "métissage", "mérite", "laïcité"... Dans un discours passionné prononcé, jeudi soir, à la Chapelle-en-Vercors, haut lieu de la Résistance où 16 habitants ont été fusillés par les nazis en juillet 1944, le président français, Nicolas Sarkozy, égrène ce qui constitue à ses yeux l'identité nationale de son pays. Soucieux de contribuer au ‘’noble’’ débat lancé par le ministre de l’Immigration, Eric Besson, le chef de l’Etat invoque, pêle-mêle, Histoire, patrimoine, culture. Sans oublier la repentance.
"A force d'abandon, nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions. A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l'avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays, a-t-il déclamé. Voilà pourquoi nous devons parler de notre identité nationale. Ce n'est pas dangereux, c'est nécessaire. Ce qui serait dangereux ce serait de ne pas en parler [...] C'est avec cette politique de l'autruche qu'on laisse le champ libre à tous les extrémismes", a insisté Nicolas Sarkozy, fustigeant indirectement l’opposition qui refuse de participer au débat.
"Pas de place pour l’asservissement de la femme"
Le plaidoyer a été également l’occasion pour le président de réaffirmer son opposition au voile islamique qui, depuis juillet, fait l’objet d’une mission d’information. "En France, il n’y a pas de place pour l’asservissement de la femme. La France est une terre de liberté et d’égalité. La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son travail, où la femme est libre. La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’Etat, où les croyances de chacun sont respectées.’’
Si le chef de l’Etat ne fait que réitérer son hostilité à l’égard de la burqa et du niqab, sa prise de position sur la laïcité est plus surprenante au vu de ses propos tenus à Rome, en décembre 2008. Le président avait alors pris ses distances avec la loi de 1905 consacrant la séparation de l’Eglise et de l’Etat en France. "La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû", avait-il déclaré.
Airs de déjà vu
Venu à la Chapelle-en-Vercors pour s’exprimer sur l’agriculture, Nicolas Sarkozy, en baisse dans les sondages, a préféré renouer avec les thèmes phares de sa campagne électorale de 2007. "La France est un pays de tolérance et de respect. Mais la France demande qu'on la respecte, a-t-il affirmé. On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs.’’
Enchaînant les exemples, le président français a estimé qu'on ne pouvait pas "vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l'on peut faire pour son pays" ou "vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout faire pour retrouver du travail." Un discours aux airs de déjà vu, écho d’un temps où le candidat Nicolas Sarkozy allait chasser ‘’un à un’’ les électeurs sur les terres du parti d’extrême droite, le Front national.


















Commentaires (11)
Arrogance nationale et embourbement
Arrogance nationale et embourbement
Comme me disait naguère ce sage fort bien inspiré : « le coq gaulois est le seul animal qui continue encore à chanter avec les deux pieds dans la merde »
Fable ou réalité ?
IDENTITE NATIONALE
NUL DOUTE LES CONVICTION RELIGIEUSE DE CHACUN DOIVE RESTER INTIME ET DISCRETE
C'est quoi être français
Etre français, pour moi c'est être amoureux de la France, être capable de vivre selon notre culture en France et de faire le maximum pour le bien de notre pays....
Je suis issu d'un couple mixte Franco-Ukrainien, je suis moi-même originaire d'italie, ma femme d'Ukraine, mais nous aimons ce pays avec ses défauts et ses qualités... Les français ne sont pas parfaits, mais peut-être nous devons faire qu'ils deviennent plus grand plus ouvert...
Je n'aime pas voir des gens cracher sur la France, ils sont libres de partir si le pays ne leur va pas... Pour moi, même avec ses défauts la France est un pays accueillant, et j'essaie à mon humble niveau de le rendre mieux et plus correct dans tous les domaines...
Florent
Qu'il n'a qu'a continuer de parler comme ca ....
Je pries Dieu pour que la femme de Sarkozy accepte l'Islam.
Discours, Méthode et Pratique
Comme d’habitude le discours de Nicolas Sarkozy sur l’identité nationale regorge de belles citations, de bonnes intentions. Merci Monsieur Guaino. Et alors. Il y a aussi le reste du discours, il y a la méthode et enfin la pratique. Comme pendant la campagne Sarkozy dit tout et son contraire ce qui permet de ne pas être contredit. Il dit des choses biens et des choses inadmissibles. La méthode est choquante. Les pratiques sont contraires aux valeurs des lumières, humanistes et de notre culture. Analyse : http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/sarkozy-discours-methode-e...
Un débat en retard d'une époque...
On peut aussi penser que c'est un débat qui retarde d'une époque, comme diraient certains : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/11/14/%c2%ab-identite-nationale...
Identité Nationale
Un slogan périmé ,un mode révolu . Ce qui a eu lieu et ce qui n'est plus à l'heure de l'UNIVERSALITÉ. L'Identité nationale est Un slogan nostalgique utilisé par des limitrophes . Un instrument qui ne sert qu'à attaquer les minorités visibles dans leur intégrité morale , physique , et religieuse . Il est temps d'interrompre cette action qui va dans la direction opposée de l'humanité . La France devient un pays arriéré avec des hommes politiques qui ferment la marche des xénéphobes dans le monde . Pite de Montréal
sur le voil
j sui vraimnt surprit d entrave la voile car cette hostilit d sarkozi est un portee attinte de la liberte de la fmme muslunan majoritairmnt porter par leur propre gree pour la voie divin j ss navre et la bouqa j en ss d accord moi ki est musluman j juge k tt ces contraite est une politik francais ki veut limite ds son propre terre la montee de confession francai muluman kil ont constacter voila mon reagissenm
du nombrilisme français...
Il faut vraiment être arrogant et imbu de sa supérioroté pour oser déjà parler de la spécificité française...alors que dire de ceux qui semblent avoir le "feu sacré"? Ceux qui s'érigent en hérauts de l'identité française et qui la brandissent comme un étendard, une bannière, un symbole d'appartenance ou de ralliement à un peuple unique en son genre. Alors, visionnaires ou apprentis sorciers, ces politiques qui s'accrochent à ces oripeaux de gloire, de grandeur et d'éclat très souvent fantasmés? J'étais un Français à mon corps défendant ou pour être plus précis, un "indigène" dans l'Algérie française...je suis professeur de lettres...françaises, de surcroît. Je pourrais, sans prétention, donner des cours de langue à Mr Sarkozy, des cours d'histoire à Mr Besson ou faire avec eux, un brin de causette sur du Bellay, Stendhal, Flaubert, Camus, Breton, Le Clézio, Matisse ou Chagall, pour ne citer que ceux là. J'ai de l'admiration pour Jaurès, Jean Moulin et bien d'autres. Le Chant de Rouget de Lisle ne m'est pas étranger et le Chant des partisans me met en larmes. J'aime écouter Piaf, Barbara, Brassens, Ferré, Ferrat, Brel, Bachelet...j'aime le coq au vin et le rocquefort...je suis un agnostique impénitent et un laïc invétéré...et je ne me sens ni Français, ni désireux de l'être ou de le devenir. Pas plus que je ne me sens algérien, d'ailleurs. Je suis tout simplement un citoyen de la grande cité universelle des hommes libres d'aujourd'hui. Serais-je un Français qui s'ignore? Que Nenni! comme dirait ma grand-mère...il m'arrive souvent, c'est selon, de me sentir plus proche d'un Himba de Namibie, d'un Asmat de Papouasie, d'un Nenet de Sibérie ou d'un Kayapo d'Amazonie que d'un berbère ou d'un francaoui.
du nombrilisme français...
Il faut vraiment être arrogant et imbu de sa supérioroté pour oser déjà parler de la spécificité française...alors que dire de ceux qui semblent avoir le "feu sacré"? Ceux qui s'érigent en hérauts de l'identité française et qui la brandissent comme un étendard, une bannière, un symbole d'appartenance ou de ralliement à un peuple unique en son genre. Alors, visionnaires ou apprentis sorciers, ces politiques qui s'accrochent à ces oripeaux de gloire, de grandeur et d'éclat très souvent fantasmés? J'étais un Français à mon corps défendant ou pour être plus précis, un "indigène" dans l'Algérie française...je suis professeur de lettres...françaises, de surcroît. Je pourrais, sans prétention, donner des cours de langue à Mr Sarkozy, des cours d'histoire à Mr Besson ou faire avec eux, un brin de causette sur du Bellay, Stendhal, Flaubert, Camus, Breton, Le Clézio, Matisse ou Chagall, pour ne citer que ceux là. J'ai de l'admiration pour Jaurès, Jean Moulin et bien d'autres. Le Chant de Rouget de Lisle ne m'est pas étranger et le Chant des partisans me met en larmes. J'aime écouter Piaf, Barbara, Brassens, Ferré, Ferrat, Brel, Bachelet...j'aime le coq au vin et le rocquefort...je suis un agnostique impénitent et un laïc invétéré...et je ne me sens ni Français, ni désireux de l'être ou de le devenir. Pas plus que je ne me sens algérien, d'ailleurs. Je suis tout simplement un citoyen de la grande cité universelle des hommes libres d'aujourd'hui. Serais-je un Français qui s'ignore? Que Nenni! comme dirait ma grand-mère...il m'arrive souvent, c'est selon, de me sentir plus proche d'un Himba de Namibie, d'un Asmat de Papouasie, d'un Nenet de Sibérie ou d'un Kayapo d'Amazonie que d'un berbère ou d'un francaoui.
2012 ANNEE DE LA PATATE CHAUDE
2012 ANNEE DE LA PATATE CHAUDE !!!
l'instrumentalisation de l'histoire, de la résistance magnifique de nos anciens que nous respectons et chérissons , tout cela pour des thématiques de campagne , commence à lasser sérieusement les francais
l'échéance présidentielle de 2012 qui est l'obssession d'un microcosme totalement autiste face aux préoccupations lourdes et quotidiennes de nos compatriotes
Tout cela en terme de discours et de recherche d'images.. participe à la grande bulle, au gigantesque circuit de cavalerie médiatique, aux annonces baudruches quasi quotidiennes (et plus elle sont grosses mieux c'est !) lesquelles doivent conduire les citoyens-électeurs à cette fameuse future année électorale de 2012 ,
ceci dans la joie et l'enthousiasme béat pour réélire l'actuel chef de l'Etat car, c'est uniquement de cela dont il sagit !
2012 Année de la "patate chaude" où l'on nous annonce à grand coup de trompes, une baisse du déficit public et une stabilisation de l'endettement alors que nous ne savons même pas ce que seront les taux d'emprunt à cette époque , qu'en 2009/2010 le seul impot sur le revenu couvre à peine l'intérêt de la dette actuelle...
Nous devons souhaiter une reprise globale de la croissance et, même si elle est modeste dans notre pays, nous en réjouir et féliciter tous les acteurs de l'économie pour leurs efforts méritoires car le comblement progressif de nos déséquilibres passera par la
Il est par contre impérieux et ce sera sur cet aspect que les français se détermineront, c'est que les longues contributions à venir , ne voient pas leurs dividendes détournés au seul profit de de groupes ou catégories qui n'ont absoluement en rien contribués à l'effort collectif (notamment sur le plan fiscal) et ne peuvent prétendre à obtenir le beurre et l'argent du beurre par le biais de la libre circulation communautaire des capitaux.
Les candidats comme futur chef de l'Etat devront annoncer (ce dont toute personne de bon sens se doute) l'estimation de l'addition et les efforts pour la règler sur la durée , une seule mandature n'y suffirat pas à l'évidence , et nous n'écouterons que les offres tenant compte de cette réalité pour agir avec bon sens sur ce qui est possible, tenable et pertinent pour notre organisation collective et notre vivre ensemble.
Les fourmis auront du travail puisque la cigale ne sera plus visible et encore moins risible !!
les vraies Valeurs de la France
Pour moi, être Français(e), c’est se reconnaître dans certaines valeurs fortes : celles qu’affiche la devise de notre République , « Liberté, Egalité, Fraternité », mais aussi la solidarité et la laïcité. Et en application de ces valeurs, être Français(e) c’est vouloir que la France reste « le Pays des droits de l’homme », c’est vouloir aussi qu’elle respecte réellement la Constitution. dont elle s’est dotée.
Mais être Français(e) ce n’est pas se contenter d’afficher ces valeurs, c’est les faire vivre et les défendre lorsqu’on estime qu’elles sont bafouées.
Etre Français(e), c’est par contre être inquiet de voir revenir sur le devant de la scène politique, des « valeurs » considérées, à une heure sombre de notre histoire, comme prioritaires par le régime de Vichy et appliquées d’une façon qui ne fait guère honneur à notre pays.: je veux parler bien sûr, de la devise « travail, famille, patrie ».
Pour faire vivre les valeurs fondamentales de la République Française, sans quoi, y faire référence ne serait que pure hypocrisie de Français (e) d’affichage et non de conviction , il faut s’interroger et interroger sans relâche ceux qui y dérogent :
- quid de la liberté, notamment de la liberté d’expression, lorsque des élus considèrent que des écrivains ont un « devoir de réserve », leur interdisant de critiquer le gouvernement ?
- quid encore de cette même liberté, lorsqu’on emprisonne, sans preuve, des gens dits de l’ « ultra-gauche » (dont je ne fais pas partie) au motif que leurs écrits laissent penser qu’ils auraient pu avoir l’intention de ….Quid donc de la liberté lorsqu’on ne juge plus les gens sur des faits mais sur les idées exprimées?
- quid de l’égalité lorsqu’on sait que, à diplômes équivalents, l’accès au travail ne présente guère les mêmes difficultés selon le quartier où on vit, selon la couleur de peau ou le patronyme, et selon le sexe ?
- quid de la fraternité et de la solidarité, lorsqu’on peut- être inculpé pour avoir hébergé, nourri ou désaltéré un « sans papiers » et lui avoir permis de se laver?
- quid encore de la solidarité, lorsqu’en proportion, plus on gagne d’argent, moins on paye d’impôts, lorsque les malades doivent payer plus que les bien-portants avec l’instauration et l’alourdissement du « forfait hospitalier »
- quid de la solidarité, lorsqu’on met à mal les services publics, gratuits et accessibles à tous, pour renforcer le secteur privé payant (éducation par exemple) ?
- quid de la laïcité lorsqu’un président de la république se fait sacrer chanoine par le chef de l’église catholique ? La laïcité, n’est-elle pas la mise à l’écart de la vie publique, de toutes les religions, lesquelles doivent être réservées à la vie privée ? La séparation des Eglises (toutes les églises) et de l’Etat n’est-elle pas inscrite dans le droit français ? Le droit peut-il avoir des exceptions pour une religion ? Faut-il préciser que, posant ces questions, je ne confonds pas laïcité et anticléricalisme….
- Quid de la « France pays des droits de l’homme », lorsqu’on renvoie dans le pays qu’ils ont fui pour sauver leur vie et celle de leurs enfants, des étrangers qui sont venus en France parce qu’ils ont cru que cette image de la France était encore une réalité ? Quid du « droit des enfants » lorsqu’ils se retrouvent dans des camps de rétention ? Lorsque, parfois malgré leur jeune âge ou malgré leur grave maladie, ils sont privés de leur père ou de leur mère expulsé (de façon d’ailleurs très coûteuse pour les contribuables français)?
Compte - tenu des interrogations qui précèdent, j’en ai une dernière : mes propos, non-conformes sans doute à ce qu’attendent les concepteurs d’un tel débat sur l’ « identité nationale », ont-ils quelques chances d’être autorisés à figurer, in extenso (car parler des valeurs sans parler de leur mise en œuvre n’aurait pas de sens), sur le site ouvert à ce sujet ?
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