13 novembre 2009 - 11H02
Prisons : donner du sens à la peine
Depuis plusieurs années, le taux de suicide dans les prisons françaises ne cesse d’augmenter. Pourquoi ? Rencontre avec les détenus, les surveillants, et les médecins de la prison de Varennes-le-Grand, au nord de Lyon.
Par Hélène FRADE"J’observe le monde par la fenêtre / Pendant que mon âme quitte mon être". Michael, 18 ans, détenu à la prison de Varennes-le-Grand.
C’est le poète du quartier disciplinaire, Michael. Un jeune garçon frêle qui exhibe ses tatouages comme des cicatrices. Et m’ouvre ses cahiers, le temps d’une courte rencontre. Il y consigne sa colère, son amertume, mais aussi ses rêves.
Et cette phrase, qui dit le monde entre-aperçu entre les barreaux.
"J’observe le monde par la fenêtre". Que voit-il ? Je regarde à mon tour. Il n’y a rien. Une cour vide jonchée de papiers sales. Des brins d’herbe qui peinent à pousser. Et des grilles, des grillages. Un horizon strié.
Il a 18 ans, et déjà 4 ans de prison derrière lui.
L’écriture est son évasion silencieuse.
C’est à titre exceptionnel que le directeur de la prison de Varennes-le-Grand, à une centaine de kilomètres au nord de Lyon, m’a autorisée à entrer dans cet endroit très dur de la détention qu’est le quartier disciplinaire, le "mitard" comme on l’appelle. Un quart des suicides de détenus y surviennent.
Ici, l’isolement est total.
Pas d’échappatoire face à soi-même.
Et c’est dans cette solitude que craquent beaucoup de prisonniers.
La vulnérabilité, la douleur, la colère, affleurent partout en prison.
Au cours des deux jours que j’ai passés à Varennes-le-Grand, j’ai rencontré une dizaine de détenus. Il y a ceux qui vivent difficilement le fait d’être confrontés à eux-mêmes, ceux qui ne supportent pas la violence de leurs codétenus, ceux que détruit la culpabilité, ou à l’inverse, vivent leur incarcération comme une injustice. Il y a ceux qui soufrent d’être séparés des leurs, et ceux qui savent que personne ne les attendra à la sortie. Ceux, enfin, qui dénoncent l’institution judiciaire et ceux qui se heurtent à l’administration pénitentiaire.
Pour tous ceux-là, la prison est une épreuve.
Et tous n’en viennent pas à bout.
Mais comment prévenir leur passage à l’acte ?
Yannick, premier surveillant du quartier arrivants, raconte ce jour d’avril, où il a trouvé, pendu dans sa cellule, un détenu entré quelques heures auparavant. Sa voix tremble un peu. Rien, dit-il, n’avait laissé présager le suicide de cet homme.
Mais Yannick ne s’attarde pas sur ses propres émotions. Tout juste se risque-t-il à faire remarquer que, si ces temps-ci les médias évoquent beaucoup le suicide en prison, ils sont en revanche silencieux sur toutes les tentatives empêchées d’aboutir. À Varennes-le-Grand, 47 détenus ont vu leur geste arrêté à temps.
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Commentaires (5)
je connait un personne
je connait un personne detenus dans cet prison et je pense qu'il faut les soutenir avec toutes les personne possible c'est pas parce qu'on n'ait detenu qu'on n'ait coupable
prison
la justice les a condannée,ils font une peine pas un séjour en vacance et combient réssidive en sortant? c'est déja suffisant que nos impots leur donne une vie meilleure que les sdf
prison
je n,ais jamais fait de prison mais de la garde a vue dans des conditions abominable je suis devenue spasmophile alors si un jour moi aussi je devais connaitre le mitard il me faudrait beaucoup de courage alors messieurs les condamnées courage
ok mais bon ....
ce petit docu est bien sympa et je dois avouer que tous ces détenus sembles être de pauvres âmes innocentes malheureux dans la méchante prison ....
Alors ce sont des êtres humains et il faut donc les respecter et leur donner le minimum vital.
Je pense aussi qu'il faut former les détenus, leur donner une perspective d'avenir et surtout leur enseigner des choses pour les faire évoluer.
MAIS, il ne faut pas confondre prison et colonie de vacance, ce sont des criminels qui purgent une peine, ce n'est pas le club med et cela n'a pas à l'être, cela reste une punition ! ! !
Marc Dutroux en Belgique est dans une cellule individuelle avec télévision et chauffage, c'est plus que ce que ses victimes ont eu droit avant leur mort.
Alors il faut pas exagérer !
J'aimerais bien savoir les délits commis par tous ces détenus présentés dans le documentaire ...
le resultat pour une betise
quant on va en prison cela veut dire qu'on n'a commu une betise et qu'on doit payer pour ces betises un point ce tout...
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