La plus grande forêt tropicale du monde. Le plus grand bassin d'eau douce du globe. Le poumon vert de notre planète. Cette semaine, nous sommes au coeur de l'Amazonie pour parler de déforestation.
Par Jennifer KNOCKCette semaine, pour notre magazine exceptionnel, nous sommes basés à Manaus. Dans cette ville doivent avoir lieu plusieurs réunions préparatoires au sommet de Copenhague sur la déforestation. Un sujet brûlant au Brésil. La forêt amazonienne est un immense puit de carbonne, sa préservation est une priorité.
Récemment le gouvernement s'est fixé un objectif de réduction de 80% de la déforestation d'ici 2020. L'Etat d'Amazonas a mis au point plusieurs initiatives pour encourager les familles. Avec Bolsa Floresta, elles sont payées pour protéger leurs forets. Elles recoivent 50 reals par mois, l'équivalent de 20 euros pour ne plus bruler à tout va.
Mais souvent la reconversion est difficile. Nous nous sommes rendus dans la communauté de Sakara, un village qui vivait jusqu'à présent du bois et qui doit maintenant trouver d'autres activités pour subvenir à ses besoins. Pour les habitants de cette réserve très pauvre, le respect de la forêt s'annonce difficile à payer.
Nous irons ensuite à l'est de l'Amazonie où nous verrons comment les éleveurs font partir en fumée des hectares entiers de forêt . Le Brésil est le premier exportateur de boeuf au monde mais l'agriculture est aussi la première cause de déforestation. Récemment, plusieurs troupeaux considérés comme illégaux ont été confisqués par le gouvernement. Les agriculteurs cherchent donc des méthodes alternatives pour cultiver leur terre. Dans le conté de Paragominas, la rotation des sols semble de loin la meilleure solution.
Enfin, nous parlerons d'urbanisation car la ville inexorable, tentaculaire menace souvent la forêt et ses habitants. Reportage à Manaus, le long de l'Igarape 40, un égout à ciel ouvert, où des famillers se sont installées sans autorisation. Le quartier est insalubre, l'eau n'est pas potable et la lutte contre la pollution est un chantier immense. L'Etat d'Amazonas s'est lancé dans un grand programme de résorption de l'habitat insalubre. Une urgence sanitaire mais aussi environnementale pour protéger le plus grand bassin d'eau douce de notre planète.





















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