Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

BILLET RETOUR

Billet Retour à Phnom Penh

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

DÉBAT

Rapprochement États-Unis - Cuba : la fin du castrisme ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Russie : il ne faut pas pas vendre la peau de l'ours

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Albert Ébossé : une contre-autopsie du joueur camerounais conclut à un assassinat

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Hacking de Sony Pictures : la victoire de Pyongyang

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Croissance : l'Insee prévoit une embellie en 2015

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Les stéréotypes garçon-fille en augmentation dans le monde du jouet

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

A supprimer

À Shanghaï, Barack Obama défend les "droits universels" devant des étudiants

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/11/2009

Dans le cadre de sa première visite officielle en Chine, le président américain a défendu la liberté d'expression, de culte et d'information devant un parterre d'étudiants triés sur le volet. Il doit rencontrer ensuite son homologue, Hu Jintao.

AFP - Le président américain Barack Obama a prôné lundi à Shanghai la liberté d'expression, de culte et d'information, y compris sur l'internet, avant de rejoindre Pékin pour des entretiens politiques, lors de sa première visite en Chine.

Lundi matin, dans la capitale économique et financière, M. Obama a d'emblée évoqué les droits de l'homme, en réponse à des questions d'étudiants triés sur le volet ou à celles d'internautes.

Un format tranchant avec le protocole chinois et une formule inédite pour un chef d'Etat étranger, même si l'intervention de M. Obama n'a pas été retransmise par la télévision nationale CCTV -- seulement par celle de Shanghai.

"Les libertés d'expression et de culte, d'accès à l'information et de participation politique, sont, nous le pensons, des droits universels", a dit M. Obama.

"Ils devraient être accessibles à tous, y compris aux minorités ethniques et religieuses, que ce soit aux Etats-Unis, en Chine, ou ailleurs", a-t-il ajouté, prenant soin toutefois de ne pas trop heurter ses hôtes en ne mentionnant ni le Tibet ni le Xinjiang, régions secouées par des émeutes sanglantes en 2008 et en juillet dernier.

Le journal du soir de CCTV a seulement rendu compte de l'arrivée d'Obama à Pékin, presque à la fin de son édition, sans évoquer la réunion de Shanghai.

Le site internet de l'agence officielle Chine Nouvelle s'est contenté d'un compte-rendu écrit, mais n'a apparemment pas été censuré, ce qui n'a pas été le cas de tous les portails chinois.

A Shanghai, le président américain a d'ailleurs plaidé pour un internet libre, alors que la Chine maintient une vigilance extrême sur la Toile, censurant Facebook ou Twitter.

"J'ai toujours été un partisan fervent de l'internet. Je suis un partisan farouche de l'absence de censure", a-t-il expliqué, répondant à une question d'un internaute.

Arrivé tard dimanche à Shanghai -- vitrine de la fabuleuse croissance économique chinoise -- pour une visite jusqu'à mercredi en Chine dans le cadre d'une tournée asiatique, M. Obama a également rendu hommage à ce pays "majestueux".

La "Chine et les Etats-Unis n'ont pas à être des adversaires", a-t-il ajouté, expliquant que des bonnes relations bilatérales pourraient apporter la "prospérité et la paix dans le monde".

M. Obama avait déjà insisté samedi sur le fait que Washington était non pas le rival mais le partenaire d'une Chine à la puissance de plus en plus affirmée.

Avant sa visite, certains observateurs ou organisations avaient redouté qu'il ne sacrifie la défense des droits de l'homme sur l'autel des grands dossiers comme le réchauffement climatique ou la lutte contre la crise économique, pour lesquels les deux puissances sont de plus en plus interdépendantes.

La visite d'Etat du président américain est entourée de mesures de sécurité drastiques et le quartier du centre de Pékin où il doit passer deux nuits a été hermétiquement bouclé. Dès son arrivée, la circulation y était paralysée.

Mais de nombreux Pékinois ne désespéraient pas d'apercevoir Barack Obama, qui jouit en Chine d'une forte popularité, surtout parmi la jeunesse.

Son voyage en Chine est perçu comme le point fort de sa tournée d'une semaine qui l'aura conduit de Tokyo à Singapour (sommet du Forum Asie-Pacifique), Shanghai, Pékin, avant Séoul.

Dans la soirée, Barack Obama est allé retrouver son homologue Hu Jintao, pour un dîner.

Il était accompagné des membres de son administration, comme la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le secrétaire au Commerce Gary Locke ou celui à l'Energie Steven Chu.

Ses discussions à Pékin devraient porter sur des grands dossiers complexes et parfois de contentieux: climat avant la conférence de Copenhague, différends commerciaux, niveau du yuan, prolifération nucléaire en Corée du Nord et Iran, droits de l'Homme.
 

Première publication : 16/11/2009

  • DIPLOMATIE

    Barack Obama poursuit sa tournée asiatique à Shanghaï

    En savoir plus

  • SOMMET DE L'ASEAN

    Obama appelle la Birmanie à la libération d'Aung San Suu Kyi et à des élections libres

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)