Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

EUROPE

Herman van Rompuy, un président symbole de compromis

Vidéo par David THOMSON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/12/2009

Si les Vingt-Sept saluent l'élection du Belge van Rompuy à la tête de l'UE et de la Britannique Catherine Ashton pour en diriger la diplomatie, les observateurs s'inquiètent de la capacité de deux inconnus à faire entendre la voix de l'Europe.

Les 27 pays membres de l’Union européenne ont désigné, jeudi, le Belge Herman van Rompuy pour devenir son premier président et la Britannique Catherine Ashton pour occuper le siège de haut représentant de l'UE aux Affaires étrangères.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy se sont félicités de l’issue du scrutin. "Si le reproche qu’on peut faire [à Van Rompuy], c’est de ne pas être déterminé ou d’être trop souple, vous risquez d’avoir de sacrés surprises", a prévenu le président français, anticipant les critiques.

Les deux noms ont fait consensus au sein des membres de l’Union, mais sont peu connus des citoyens européens. C’est d'ailleurs la principale critique formulée au lendemain d'un vote qui a fait l’objet de moult tractations. Nombreux sont ceux qui considèrent que l’objectif de la création du poste de président - permettre à l'Europe de mieux faire entendre sa voir sur la scène internationale face aux Etats-Unis et aux puissances émergentes - ne pourra pas être atteint.

"L'Europe a atteint le fond"

Cetaines voix épinglent le choix de deux personnalités discrètes, un choix qui serait le signe de la volonté des grands Etats de conserver le contrôle des décisions.

"Ce sont deux nouvelles fonctions et on ne peut pas y jeter deux personnalités charismatiques et incontrôlables", estime pour sa part Yves Bertoncini, spécialiste des questions européennes, interrogé par FRANCE 24.

Pour Daniel Cohn-Bendit, chef de file des Verts au Parlement européen, "l'Europe a atteint le fond". "Après avoir nommé un président faible de la Commission européenne [José Manuel Barroso ndlr], les chefs d'Etat ont désormais nommé un président du Conseil falot et une haute représentante insignifiante", a-t-il asséné jeudi.

Mais selon Katalin Lanadaburu, correspondante de FRANCE 24 à Bruxelles, par ce choix, "l’Europe a répondu à un certain nombre d’équilibres". La journaliste explique que pour le poste de président du Conseil, il fallait quelqu’un originaire de la famille politique actuellement majoritaire dans l’UE, la droite conservatrice, ce qui est le cas de Van Rompuy. Elle rappelle aussi qu’il est originaire d’un petit pays, néanmoins fondateur de l’Union et ayant adopté l’euro, autant de critères qui ont joué en sa faveur.

 

 

Volonté de nommer une femme

Peu connu dans le reste de l’Europe, le Premier ministre belge est celui qui a su trouver un compromis entre les deux communautés linguistiques du pays. Ce chrétien démocrate de 62 ans a sorti la Belgique d’une crise politique sans précédent en décembre 2008.

Dans sa première déclaration, le nouveau président de l’Union européenne a indiqué vouloir rester "discret" et se concentrer sur un rôle de facilitateur de compromis entre pays.

Le choix de Catherine Ashton a, en revanche, davantage surpris en raison de son manque d’expérience en diplomatie. A 53 ans, elle occupait jusqu'à aujourd'hui le poste de commissaire européenne en charge des dossiers commerciaux. "Je ne prétends pas être un expert" mais "jugez-moi sur mes actes", s'est-elle défendue jeudi soir.

Ce choix s’explique là aussi par une volonté d’équilibre, explique Katarina Landaburu. La baronne Ashton aurait également bénéficié de la volonté de nommer une femme quand tous les autres postes sont attribués à des hommes. "C’est aussi un moyen de faire revenir la Grande-Bretagne dans le centre de l’Europe", estime la correspondante de FRANCE 24.

Première publication : 20/11/2009

  • UNION EUROPÉENNE

    Les Vingt-Sept désignent leur président

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)