20 novembre 2009 - 23H32  

Tuerie au Texas: possible configuration inédite d'un jury de haut-gradés
Le renvoi probable devant une cour martiale du psychiatre militaire accusé d'avoir tué 13 personnes et d'en avoir blessé 42 autres à Fort Hood (Texas), le 5 novembre, donnera lieu à une configuration presque inédite d'un jury entièrement composé d'officiers de haut-rang.
Le renvoi probable devant une cour martiale du psychiatre militaire accusé d'avoir tué 13 personnes et d'en avoir blessé 42 autres à Fort Hood (Texas), le 5 novembre, donnera lieu à une configuration presque inédite d'un jury entièrement composé d'officiers de haut-rang.

AFP - Le renvoi probable devant une cour martiale du psychiatre militaire accusé d'avoir tué 13 personnes et d'en avoir blessé 42 autres à Fort Hood (Texas), le 5 novembre, donnera lieu à une configuration presque inédite d'un jury entièrement composé d'officiers de haut-rang.

Selon des spécialistes militaires qui ont tenu une conférence de presse vendredi à Washington, "une des difficultés sera de trouver des jurés impartiaux et sans préjugés" sur la culpabilité de Nidal Hasan, l'officier militaire accusé d'être le tireur.

"Ca va être un problème et représenter un défi comparable à celui consistant à sélectionner un jury pour juger les accusés du 11-Septembre" à New York, a expliqué Eugene Fidell, président du National Institute of Military Justice (NIMJ), de l'American University à Washington.

Dans un procès militaire impliquant la peine de mort, comme il fait aujourd'hui peu de doute que ce sera le cas, le jury doit être composé d'"au moins 12 personnes, ce qui signifie que vous pouvez en avoir 15", a renchéri Michelle Lindo McCluer, directrice du NIMJ, soit un nombre plus important que dans les procès civils.

Mais Nidal Hasan, psychiatre de l'armée de terre de 39 ans, aujourd'hui toujours hospitalisé à la suite de ses blessures lors de la tuerie, est un gradé, ce qui rend l'équation plus complexe puisque le jury entier doit être composé d'officiers plus gradés que lui, a précisé à l'AFP Brian Baldrate, ancien procureur militaire aujourd'hui avocat dans le civil.

"Cela réduit le nombre de personnes qui peuvent être pré-sélectionnées pour faire partie du jury", reconnaît ce spécialiste, le choix se limitant à des commandants, lieutenant-colonels, colonels et généraux.

Selon ces spécialistes, ces potentiels jurés seront exhaustivement interrogés sur leurs éventuelles relations hiérarchiques avec une des victimes mais aussi, comme dans un procès classique, sur leurs convictions religieuses et sur leur position par rapport à la peine de mort, qui constitueront des critères de sélection.

Une condamnation à mort par un tribunal militaire ne peut être prononcée que s'il y a unanimité des jurés.

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