Une personne sur six souffre de malnutrition dans le monde. Pendant qu'en Europe, les producteurs jettent des milliers de litres de lait, en Afrique la revolution verte peine à voir le jour.
Par Jennifer KNOCKD'après certains experts, il ne faudrait qu'une étincelle pour que nous assistions à une nouvelle crise alimentaire. A Rome, la semaine dernière, les grands de ce monde ont boudé le sommet des Natons unies sur la sécurité alimentaire. Mais la faim dans le monde, elle, ne fait qu'augmenter.
Cette semaine, nous sommes en Normandie où nous allons nous intéresser à une crise qui se déroule tout près de chez nous, la crise du lait.
Récemment, la crise du lait a fait les gros titres des journaux, elle montre la volatilité du prix des matières premières. Depuis des semaines, les producteurs excédés défilent et deversent des milliers de litre par terre en signe de contestation.
Les producteurs cherchent à tout prix des débouchés plus rentables. Pour survivre, à Lessay, ils produisent un fromage de qualité: le camembert au lait cru. Un produit de terroir qui attire toujours les consommateurs.
Le problème de la malnutrition n'est pas seulement dû au manque de nourriture mais surtout à la répartition des surfaces agricoles dans le monde. Au Pakistan 1/4 de la population souffre de la faim au quotidien et pourtant le gouvernement a décidé de louer des centaines de milliers d'hectares de terres au gouvernement saoudien. Un choix incompréhensibles pour les paysans d'Okara.
Enfin, l'Afrique est en pleine explosion démographique mais ce continent devrait payer le prix le plus fort dans les années qui viennent. LAfrique sud-saharienne est la seule région du monde où la production alimentaire par habitant a diminué régulièrement depuis 35 ans, en raison de lépuisement des terres mais aussi de la sécheresse. Au Kenya, des experts agricoles tentent d'initier la révolution verte.




















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