AFP - Des perquisitions ont été menées à Marseille chez Alexandre Guérini, frère du président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, dans le cadre d'une enquête sur l'attribution des marchés de collecte des déchets dans le département, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête.
Deux perquisitions ont été conduites jeudi au siège des sociétés d'Alexandre Guérini, la SMA Vautubière et la SMA Environnement, spécialisées dans le traitement et la collecte des déchets non dangereux.
Une autre perquisition a visé le domicile de M. Guérini, selon la même source, confirmant des informations de la Provence et du Point.
Des documents ont été saisis.
Les perquisitions ont été réalisées à la demande du juge d'instruction Charles Duchaine, de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS), dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X concernant l'attribution du marché des déchets.
Cette enquête ferait suite à une dénonciation anonyme adressée à la justice marseillaise en octobre et porterait sur des pratiques dévoyées dans l'attribution des marchés, selon une source judiciaire.
Alexandre Guérini exploite deux décharges dans les Bouches-du-Rhône, à La-Fare-les-Oliviers et à La Ciotat.
Une polémique a éclaté à Marseille à la suite de la décision début novembre du président PS de la communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli, de mettre fin au blocage des centres de déchets par les salariés de la société Bronzo, l'un des acteurs privés de la collecte, en annulant une procédure d'appels d'offres qui avait recalé Bronzo au profit d'ISS Environnement.
Depuis, plusieurs voix se sont élevées en faveur d'un traitement des déchets dans le cadre d'une régie 100% publique.
Le président du conseil général, Jean-Noël Guérini, s'était élevé la semaine dernière, dans un communiqué, contre des "insinuations malveillantes (qui) reprennent un air de la calomnie qui a déjà été entonné à plusieurs reprises, notamment lors des dernières élections municipales", où il était candidat.
Il a demandé à son avocat, Me Dominique Mattei, bâtonnier de Marseille, "de réfléchir à la possibilité d'une action en diffamation contre les journaux" qui l'ont mis en cause et "peut-être aussi en violation du secret de l'instruction".





