AFP - Les pays accueillant des sites Opel ont réaffirmé lundi le besoin d'échanger des informations et de se coordonner pour éviter une surenchère sur les subventions, avant une réunion européenne à Bruxelles pour faire le point sur l'avenir du constructeur automobile.
Des représentants allemands, belges, britanniques et polonais participent notamment à cette réunion, qui a commencé lundi vers 13H00 GMT, organisée à l'instigation du commissaire européen à l'Industrie, l'Allemand Günter Verheugen.
Les commissaires à la Concurrence Neelie Kroes et à l'Emploi Vladimir Spidla sont également présents, ainsi que Nick Reilly, patron intérimaire de la maison mère d'Opel, GM Europe.
Il est "très important d'avoir davantage d'informations de la part de Nick Reilly", a indiqué à son arrivée Kris Peeters, le chef du gouvernement flamand. Il espère notamment savoir "quel est le plan pour Anvers", l'usine belge d'Opel en Flandre, considérée comme la plus menacée en Europe.
M. Peeters a aussi souligné l'importance d'une "coordination entre les Etats membres pour gérer ce dossier très délicat".
Le secrétaire d'Etat du ministère allemand de l'Economie, Jochen Homann, a également dit "attendre de voir ce que GM va présenter".
"Nous ne participons pas à une course" aux subventions, a-t-il toutefois assuré, disant compter sur la Commission européenne pour éviter des "enchères sur les emplois" entre les pays européens.
GM, qui a finalement renoncé à vendre Opel, compte sur le soutien financier des gouvernements concernés pour restructurer sa filiale européenne. Mais il n'a toujours pas précisé son plan, chiffré à 3,5 milliards d'euros, disant seulement vouloir supprimer 9.000 à 10.000 emplois sur un total de 50.000 en Europe.
Günter Verheugen a jugé "alarmantes" les promesses d'argent faites en coulisses à GM par différents pays pour sauver les emplois d'Opel sur leur sol, dans la dernière livraison de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Il a dit vouloir "éviter une mise aux enchères des emplois", alors que "le risque est grand que GM essaie, sur la base d'un manque de transparence au niveau européen, d'en obtenir le plus possible de la part des gouvernements".












