Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Le meilleur du théâtre et de la série "Mad Men"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Arménie : l’art de la mémoire

En savoir plus

MODE

France : l’association Faber Lambert pour la valorisation des métiers rares

En savoir plus

FOCUS

Ebola : une campagne de vaccination redonne espoir à la Guinée

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

FOCUS

Hacking et cybersécurité : la France face au terrorisme connecté

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Les lingots d'or cachés de Jean-Marie Le Pen

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

États-Unis : la légalisation attendue du mariage gay

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle au Burundi : le troisième mandat de la discorde

En savoir plus

FRANCE

Anyss Arbib, "blessé dans une guerre franco-française"

Vidéo par James ANDRE , Elisabeth ALLAIN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/11/2009

Un Français d'origine marocaine dit avoir été victime d'agressions et d'injures policières, le 18 novembre, à Paris, à l'issue du match Égypte-Algérie. Son témoignage, intitulé : "Dégage, sale Arabe !", a fait la une de la presse.

Le témoignage d’Anyss Arbib, jeune Français d’origine marocaine victime de violences policières après le match Égypte-Algérie, mercredi dernier, fait la une du quotidien français Libération. L'étudiant raconte sur sa page Facebook comment un CRS l’a aspergé de gaz lacrymogènes et l’a gratifié d’un "Dégage, sale Arabe !" : "Je ne pouvais même pas lui répondre que j’étais au moins aussi français que lui, la menace physique et l’impunité étaient bien trop grandes."

Puis il poursuit : "Je regarde, effaré, un CRS fracturer - d’un coup de matraque net et précis - le nez d’un jeune en voiture. Motif ? Aucun, en apparence. Le CRS vient alors vers nous en demandant ce que l’on regardait. Je réponds que l’on regarde simplement devant nous. Un 'Ferme ta gueule' qu’il lance alors doit couper court à l’échange. Mais quand je réponds - encore - que l’on est correct avec lui et qu’il n’a pas à user d’un tel langage, la sanction est immédiate : il me pulvérisa d’un gaz lacrymogène, dans les yeux, et à bout portant (…). La respiration coupée, j’ai cru mourir étouffé (…). Révolté, j’ai quand même demandé des explications à un CRS en repli, ou tout du moins tenté de le faire : ‘Allez, dégage, sale Arabe, aujourd'hui c'est la fête pour vous mais surtout pour nous. On peut vous tabasser comme on veut’. Toujours cette origine qui nous est renvoyée à la face, tel un défaut…"

Ce genre de dérive est régulièrement dénoncé par les habitants des cités entourant Paris et les grandes villes françaises, comme Lyon, Bordeaux ou Marseille. Mais ce témoignage est porté par un étudiant ambitieux, étudiant en quatrième année à Sciences Po Paris, qui habite Bondy (Seine-Saint-Denis), et bénéficie de la politique en faveur des zones d’éducation prioritaire (ZEP) élaborée par l'Institut d'études politiques (IEP) de la capitale. Un étudiant prometteur donc, qui a rencontré Dominique de Villepin alors qu'il est Premier ministre, se fait photographier en compagnie de Richard Descoings, le directeur de l'IEP de Paris, et raconte sur Bondy Blog "son stage au bled". Aujourd’hui, l'événement le transforme, de facto, en porte-parole des jeunes victimes de violences policières.

 

Première publication : 24/11/2009

  • FRANCE

    Pour la LDH, la multiplication des violences policières demeure préoccupante

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)