Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attentat à Madagascar : 3 morts dont un bébé et 88 blessés dans un stade

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Pourquoi la France a-t-elle soutenu le régime criminel d'Hissène Habré au Tchad ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Brexit, acte 2 : un divorce à l'amiable ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

À l'occasion de la fête du cinéma, Marjane Satrapi ouvre les portes de son univers

En savoir plus

FOCUS

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Observateurs s'engagent : mettre en avant les actions positives

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCO

Brexit : et s'il n'avait pas lieu ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Stanley Johnson : "Pour moi, Boris a fait une campagne exceptionnelle !"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : les lendemains qui déchantent pour l'Europe ?

En savoir plus

Asie - pacifique

L'accusation demande "une longue peine d'emprisonnement" pour Douch

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 24/11/2009

L'un des procureurs du tribunal international chargé de juger l'ex-tortionnaire khmer rouge Douch estime que seule une "longue peine d'emprisonnement" pourra sanctionner les crimes commis par l'ancien chef du camp S-21.

Place à l’accusation. Au procès de l’ex-tortionnaire khmer Douch, les procureurs ont dressé leur réquisitoire, ce mardi. "Si elles étaient vivantes, les victimes rempliraient plus de 24 fois la galerie publique du tribunal", a affirmé Chea Leang, l’un des co-procureurs, devant les juges du tribunal international, avant de demander une "longue peine d’emprisonnement" contre celui qui a dirigé le centre d'interrogatoire Tuol Sleng, où ont été torturées et exécutées plus de 14 000 personnes entre 1975 et 1979. Selon Chea Leang, Douch était le "candidat idéal" pour ce travail et a exercé un "rôle central" dans les massacres perpétrés au camp S-21.

Ancien mathématicien reconverti en bourreau sanguinaire sous le régime de Pol Pot, Douch, aujourd'hui âgé de 67 ans, risque la prison à perpétuité - la peine maximale prévue par la Chambre extraordinaire au sein des tribunaux cambodgiens (CECC), un tribunal soutenu par les Nations unies. La peine à laquelle celui-ci sera condamné ne devrait pas être connue avant le début de l’année prochaine. Douch, qui est accusé de meurtres avec préméditation, de tortures, de viols et d'esclavage, a reconnu les faits. Il a aussi demandé pardon pour ses actes lors des audiences, qui ont commencé en février dernier.

Ses excuses ont toutefois été rejetées, lundi, par les avocats des parties civiles. "La coopération avec la cour et ses prétendus aveux fidèles sont inachevés", a déclaré l’un deux. Dans leurs plaidoiries, ces derniers avaient tenté de saper la ligne de défense des avocats de Douch, qui consiste à le présenter comme un simple exécutant plein de remords. "Ce n’est pas Schindler qui est devant vous, ce n’est pas un homme qui a tenté de limiter les souffrances", a souligné Me Karim Khan.

Files d’attente

"Il n’est pas là pour être acquitté, mais ses avocats entendent bien faire en sorte qu’il ne devienne pas le bouc émissaire de tout un régime", précise Cyril Payen, l'envoyé spécial de FRANCE 24 à Phnom Penh. La défense doit présenter ses conclusions mercredi et espère pouvoir obtenir des circonstances atténuantes. À cette occasion, Douch lui-même pourrait prendre la parole. 

De leurs côtés, les autorités cambodgiennes espèrent que ce procès permettra de faire avancer le processus de réconciliation nationale. D’abord indifférente, la population s’intéresse de plus en plus aux débats. "Des files d’attente se sont formées devant l’entrée du tribunal et les gens sont de plus en plus nombreux à penser qu’il s’agit d’un moment historique", raconte encore Cyril Payen.

Reste que beaucoup estiment aussi que, malgré les atrocités qu’il a commises, Douch n’est que le second couteau d'un régime qui a tué un quart de la population cambodgienne en cinq années. Et attendent avec impatience le procès de cinq autres ex-responsables khmers, dont Kieu Samphan et Nun Chea, qui furent respectivement président du Présidium d'État du Cambodge et bras droit de Pol Pot.



 

 

Première publication : 24/11/2009

COMMENTAIRE(S)