24 novembre 2009 - 22H26  
- Paris - Photographie

Le salon Paris Photo attire les foules... pas les acheteurs
Le salon international de la photo contemporaine et moderne de Paris a fermé ses portes, dimanche, sur un bilan contrasté. En temps de crise, les visiteurs, pourtant nombreux, ont réfléchi à deux fois avant de sortir leur porte-monnaie.
Par Sarah LEDUC (texte)
 

Paris Photo a refermé ses portes, dimanche soir, sur un record d’affluence. Le public a été au rendez-vous de ce salon de la photographie moderne et contemporaine avec plus de 40 000 visiteurs en cinq jours, contre près de 38 000 en 2008.

Difficile en effet de circuler dans les allées du Carrousel du Louvre, notamment lors des séances de dédicace des photographes William Klein et Martin Parr, ou des visites du chanteur Lou Reed et du ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui ont attiré les foules d’amateurs et de professionnels.

Le vintage comme valeur refuge

Paris Photo 2009
Ces femmes qui défendent le huitième art dans le monde arabe

Le bilan des ventes reste en revanche plus mitigé. Pour la photo contemporaine, les petits prix ont dominé dans une gamme allant de 2 000 à 15 000 euros.

De nombreuses galeries semblent avoir subi de plein fouet les effets de la crise économique. La galerie parisienne Baudoin Lebon a vendu une majorité d’images entre 1 500 et 3 000 euros. Les Filles du Calvaire ont écoulé une quarantaine d’images de Matt Wilson, proposées à partir de 380 euros.

Le lauréat du prix SFR jeunes talents, Marc Montmeat, a de son côté écoulé une quarantaine de ses clichés en noir et blanc, entre 600 et 1 000 euros.

En ces temps de ralentissement économique, le vintage est apparu comme une valeur refuge pour les collectionneurs toujours plus soucieux de la pérennité de leur investissement. Un autoportrait de Man Ray est parti pour 75 000 euros, et un Richard Avedon pour 55 000 euros.

Un engouement qui n'a pas pour autant éclipsé la scène arabe et iranienne, à l’honneur cette année. La galerie Silk Road de Téhéran a vendu tout son stock, dont les quatre clichés de Gohar Dashti (photo ci-dessus), à 2 000 euros chacun. La B21 Galery, qui a cédé huit œuvres de Reza Aramesh à 15 000 euros pièce, est repartie à Dubaï les mains (presque) vides.

 

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