Dernière modification : 27/11/2009 

- Crise financière - Dubaï - Faillite


La dette de Dubaï sème un vent de panique sur les Bourses

La quasi-faillite de l'émirat de Dubaï, qui a demandé un moratoire sur la dette du fleuron de son économie, Dubaï World, a affolé les marchés qui craignent un défaut de paiement.

Par France 3 (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

La quasi-faillite de l'émirat de Dubaï, qui a demandé un moratoire sur la dette du fleuron de son économie, Dubaï World, l'équivalent en France de la Caisse des dépôts, déclenche de vives inquiétudes sur les marchés financiers. Les places boursières redoutent toutes un défaut de paiement, autrement dit que Dubaï n’honore pas ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

"Les inquiétudes concernant Dubaï ont largement contribué à créer un sentiment de panique sur les marchés, et ce justement le jour où les marchés américains sont fermés [à cause de Thanksgiving, ndlr]", explique Peter Dixon, économiste chez Commerzbank. Sur les Bourses asiatiques et à la Bourse de Paris, les obligations islamiques - les "soukouks" - ont reculé de 15 %.

Échec du gouvernement

L'agence de notation financière Moody's a rétrogradé la notation de six importantes compagnies liées au gouvernement de Dubaï. "Moody's a toujours indiqué que la manière avec laquelle le gouvernement traiterait les dettes de Nakheel constituerait un test crucial pour Dubaï", affirme l'agence, ajoutant qu’"un rééchelonnement de la dette indiquerait que le gouvernement se prépare à permettre à une firme qui lui est liée de ne pas honorer ses obligations.

L'agence de notation Standard and Poor's a, quant à elle, rétrogradé la notation de cinq compagnies, dont DP World et Emaar Properties. Elle estime que la décision de l'émirat de demander un moratoire sur Dubaï World "représentait l'échec du gouvernement de Dubaï à apport un soutien financier opportun" à une compagnie de premier plan.

La fin d'un eldorado ?

Avec ses buildings de luxe, ses hôtels dernier cri et ses projets futuristes, Dubaï incarnait, jusqu’il y a peu, la ville du nouveau millénaire. Mais, après des années d’essor incomparable, le nouvel eldorado arabe est rattrapé par la crise mondiale. La richesse de Dubaï ne repose pas sur l’or noir mais sur le loisir et les services : résultat, depuis début 2009, les licenciements massifs s’enchaînent, les projets annulés ou retardés se multiplient et les prochains mois promettent d’être difficiles.

La dette totale de Dubaï est estimée entre 80 milliards et 90 milliards de dollars, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. A lui seul, Dubaï World accapare 59 milliards de dollars de ce montant.

Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010

Filiale de Dubaï World, le géant de l'immobilier Nakheel - constructeur des Palm Islands, les îles artificielles en forme de palmier devenues le symbole du développement spectaculaire de l’émirat -, est incapable de rembourser sa dette de 3,5 milliards qui arrivait à échéance mi-décembre.

"Le marché […] s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", explique à l'AFP Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes. "Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", souligne-t-elle. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.
 

Commentaires (7)

Dubaï

Bonjour,
D'accord le premier Palm Island cool super, tout ce que l'on veut, par contre on parle pas assez du second Palm Jebel ali en cour de construction, quoi et quand, comment ???

Orgueil et dettes

Le même scénario se reproduit inlassablement. Orgueil, mégalomanie. Cela serait risible si l'argent des petits n'étaient pas mis à mal. Car il ne faut pas vous faire d'illusion, c'est votre argent qui part en fumée. L'argent de vos caisses de pension et autres. Continuons à cautionner ce comportement et nous allons en prendre plein les dents.

comparons ce qui est comparable

Au premier abord la dette n'a pas l'aire si grosse que ça par rapport aux USA mais lorsqu'on la ramène à la population (1 600 000 d'habitants) et à la richesse de l'état (constructions, recherche, entreprises, etc...) on s'aperçoit alors que la dette est colossale. Leur seul porte de sortie Abou dabhi, qui souhaite maintenir une certaine stabilité dans la région.

drole d'imagination et de construction

pourquoi ne pas inviter des extraterrestres de venir y habiter,ils regleront à la fois les dettes dubai world.je ne comprends pas à quoi serviront ces logements et ces hotels,on guaspille de l'argent pour rien alors nos freres africains meurent de faim stop.c la honte pour un pays qui se croit musulman.attachez vos ceinture ça ne fait que commencer à suivre sur le haut du palmier qui ne donne plus de fruit.stop

dubai

fo pa le faire parce ke dubai est un grand pays et se relevera bientot ca c'est encore une manoevre des occidentaux. laisser les gens tranquile

Pas dröle du tout...

En effet, Dubaï et les EAU, sont un facteur de stabilité dans une Région, particulièrement sensible, et leurs investissements dans de trés nombreux domaines, sont colossaux en France particulièrement...

1000/90 = 11,1

C'est donc 11,1 fois moins que la dette américaine :) prenons un autre référentiel hum... faites vos propositions !
Merci pour cette information !

ça sent le roussit :)

90 milliards ça ne vaudra jamais les 1000 milliards !

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