- Justice - Liberté de la presse - Tunisie
Le journaliste Taoufik Ben Brik condamné à six mois de prison ferme
Honni par le régime du président Ben Ali pour les critiques qu'il formule à son encontre, le journaliste tunisien a écopé de six mois de prison ferme pour avoir agressé une jeune femme. L'accusé crie au complot.
REUTERS - Le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik a été condamné à six mois de prison après avoir été jugé coupable d'agression sur une femme, ont annoncé jeudi deux de ses avocats.
Lors de son procès, le journaliste a nié les faits retenus contre lui et s'est dit victime d'une provocation de la police.
Les organisations internationales de défense de la liberté de la presse soutiennent cette thèse et estiment que les charges ont été fabriquées de toutes pièces pour sanctionner ses prises de position critiques envers le président tunisien, Zine al-Abidine Ben Ali. Les autorités tunisiennes démentent cette présentation des faits.
"Ben Brik passera six mois de prison, trois sur les accusations de violence, deux sur la charge de dégradation de biens et atteinte aux bonnes moeurs d'autrui et un pour avoir enfreint l'éthique", a précisé Radia Nasraoui, avocate du journaliste.
Taoufik Ben Brik était poursuivi sur la foi d'une plainte d'une femme qui a affirmé qu'il l'avait agressée et endommagé sa voiture lors d'une dispute dans la rue.
Les avocats du journaliste le disent victime d'un piège tendu par la police. Les avocats de la femme affirment, eux, que leur cliente n'entretient aucun lien avec la police tunisienne.
"J'ai été incarcéré en raison de mes écrits (...) Je suis un otage du président Ben Ali", avait déclaré le journaliste au premier jour de son procès, le 19 novembre.
L'affaire a pris une dimension internationale.
La semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est déclaré déçu par l'arrestation du journaliste, qui est âgé de 49 ans. Le président Ben Ali a rétorqué en s'en prenant aux "ingérences extérieures" dans les affaires intérieures de son pays.
Les militants des droits de l'homme accusent le pouvoir tunisien de se servir de la police et de la justice pour museler les critiques.
Zine al-Abidine Ben Ali, qui préside le pays d'Afrique du Nord depuis 22 ans, dit que son gouvernement s'est engagé à respecter la démocratie et les droits de l'homme.
Il a été réélu le mois dernier pour un cinquième mandat avec 89,62% des voix. De nombreux Tunisiens le créditent de présider à une période de stabilité et de relative prospérité.


























Commentaires (6)
be,n brik
c'est IGNOBLE!!!!! INHUMAIN
prison du journaliste
honteux mais fréquent en TUNISIE ne pas croire à leur dite liberté les Tunisiens ne sont pas heureux
salut mon ami
trop d'importance pour un mec qui ne vaut rien du tout et je sais de quoi je parle
ben brik
on parle de droit de l homme; ou' est le droit d 'une femme agresseè.
Qui dit la vérité paye une amende (prison)
c'est ça le pouvoir des pays du tiere monde.
Il a frappé une femme,
Il a frappé une femme, pourquoi le défendre, sous prétexte qu'il est journaliste. C'est comme l'affaire Polanski, du fait qu'il est cinéaste on doit passer. Le président Ben Ali est très bien. D'abord, il a une tête à frapper des femmes. Je ne suis pas tunsienne...
juste parce que il dit la
juste parce que il dit la véritée on le comdane ou est la justice
Réagir à cet article