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Le président du Parlement évoque la tenue de législatives en mars
Initialement prévues en janvier prochain, les élections législatives irakiennes devraient se tenir en mars, selon le président du Parlement. Un report dû à l'absence de consensus sur la nouvelle loi électorale.
AFP - Les législatives en Irak, qui ne pourront se tenir en janvier en raison de désaccords sur la loi électorale, devraient avoir lieu en mars, a déclaré vendredi le président du Parlement, Iyad Al-Samaraï.
"La commission électorale avait annoncé qu'elles (les législatives) auraient lieu le 16 janvier, cela n'est plus possible car il n'y a (toujours) pas de loi", a affirmé M. Samaraï sur la chaîne publique Al-Iraqiya.
"Je pense que l'élection se tiendra en mars", a-t-il poursuivi.
Si plusieurs responsables irakiens ont déjà fait part de l'impossibilité de tenir comme prévu le scrutin à la mi-janvier, c'est la première fois qu'une date aussi tardive est avancée.
"Les élections auront lieu bientôt mais vont être retardées de quelques jours pour des raisons techniques", avait avancé lundi le président de la commission des Lois, le chiite Bahaa al-Araji.
L'administration américaine, qui souhaite pouvoir achever le retrait de ses troupes de combat en août prochain, a laissé transparaître son agacement face au retard pris dans l'organisation des législatives.
"Il peut y avoir du retard dans la date. Un peu de retard, ce n'est pas un problème mais nous ne voulons pas que les choses traînent en longueur", a souligné mardi l'ambassadeur américain Christopher Hill.
Ce retard est dû à l'absence de consensus sur la loi électorale, les sunnites s'estimant notamment lésés en terme de représentation.
Le Parlement a amendé lundi cette loi, adoptée en première lecture début novembre après des semaines de tractations et plus d'une dizaine de reports, mais le texte devrait une nouvelle fois être bloqué par le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi.
La constitution n'accorde néanmoins que deux vetos à la présidence irakienne, composée du président (kurde) et de ses deux vice-présidents (sunnite et chiite). En troisième lecture, le Parlement peut adopter le texte s'il obtient la majorité des trois cinquièmes.
Les chiites et les Kurdes possèdent les trois cinquièmes de sièges.
Selon cette même constitution, les législatives irakiennes sont censées se tenir au plus tard le 31 janvier.

























Commentaires
De l'irrésponsabilité politique
Le report inévitable d'un mois de la date des élections n'est pas en lui même le problème mais l'irresponsabilité du 2ème vice président, qui est minoritaire de la minorité autrefois au pouvoir sous la dictature, veut pour obtenir et sans effet le rapport de force une dizaine de postes supplémentaires chez les irakiens résidents à l'étranger pouvant voter dans leur circonscription à l'intérieur du pays. Par ailleurs et auparavant il a à son actif le blocage d'un nombre important de Loi, il joue maintenant la montre jusqu'à l'expiration totale ce jour du délai de l'avis du conseil présidentiel qui doit exprimer son avis en triumvirat et non point par un de ses éléments seulement selon la constitution.M.Al Hachimi veut en fait placer l'Irak dans un vide constitutionnel d'autant plus que son 1ier véto fut ignoré par le parlement et qui de plus a produit le contraire de ses attentes.Dans son épreuve de force avec le 2ème V.P; le parlement ne veut pas se réunir sous prétexte absence de quorum se sentant capable de rassembler les 165 (3/5 ème) voix requises pour faire voter définitivement la Loi électorale une fois M.Al hachimi aura exprimé son deuxième et dernier refus qui par cet acte y laissera politiquement lui et sa formation d'autres plumes, en est il vraiment conscient!
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