Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir d'après Barrow

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

TECH 24

Satellites : les nouveaux maîtres du ciel

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

Santé

Le sida tue moins mais tue toujours

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/12/2009

À l'occasion de la 21e Journée mondiale de lutte contre le sida, ce mardi, l'Onusida dresse un bilan encourageant de l'évolution de la maladie, même si elle continue de tuer des milliers de personnes chaque année.

AFP - Quelque 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis l'apparition de la maladie et 60 millions ont été infectées, mais le nombre de nouvelles infections a baissé de 17% ces huit dernières années grâce surtout à la prévention, selon un rapport de l'Onusida rendu public quelques jours avant la Journée mondiale de lutte contre le Sida.

"Depuis le début de l'épidémie, près de 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 25 millions de personnes sont décédées de causes liées au VIH", indique le rapport annuel de l'organisme onusien, établi en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et présenté à Shanghai.

En 2008, environ deux millions de personnes sont mortes.

Cependant, s'est félicité lors d'une conférence de presse le directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé, le nombre d'infections a baissé de 17% en huit ans alors que "la plupart des progrès s'observent en Afrique subsaharienne".

"La bonne nouvelle, c'est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention", a-t-il dit.

"La maladie est entrée dans une phase plus endémique, plus stable", a indiqué, pour sa part, devant la presse à Genève Paul de Lay, directeur exécutif adjoint.

L'Afrique subsaharienne demeure la région du monde la plus touchée avec plus des deux tiers (67%) de l'ensemble des personnes vivant avec le VIH et près des trois quarts (72%) des décès liés au sida en 2008, selon les données collectées par Onusida. Le Swaziland était toujours en 2007 le pays le plus infecté au monde, avec un taux de prévalence du VIH de 26% dans la population adulte.

Cependant, depuis 2001, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé de près de 15%, "ce qui représente environ 400.000 infections de moins en 2008", a précisé l'Onusida.

Conséquence de l'efficacité des thérapies anti-rétrovirales, les personnes infectées vivent plus longtemps et "il y a davantage de personnes infectées par le VIH que jamais" (environ 33,4 millions de porteurs du VIH dans le monde).

Ainsi, le nombre de décès dus au sida a décliné de plus de 10% au cours des cinq dernières années. Selon les statistiques de l'Onusida et de l'OMS, près de 3 millions de vies ont été sauvées depuis qu'un traitement efficace est devenu disponible en 1996.

De même, la thérapie a eu un "impact considérable sur la prévention des nouvelles infections chez les enfants" en empêchant environ 200.000 infections de la mère à l'enfant en 2001.

Cependant, les modes de transmission de la maladie évoluent dans certaines régions du monde sans que les campagnes de prévention ne s'adaptent, déplore l'Onusida qui relève que peu de campagnes s'adressent aux personnes de plus de 25 ans, aux couples mariés ou stables.

"Par exemple, l'épidémie en Europe orientale et en Asie centrale, qui se caractérisait auparavant par la consommation de drogues injectables, se propage désormais aux partenaires sexuels des personnes qui s'injectent des drogues", explique l'Onusida.

"De même, dans certaines parties de l'Asie, l'épidémie autrefois alimentée par une transmission du virus par le biais du commerce du sexe et de la consommation de drogues injectables affecte de plus en plus les couples hétérosexuels".

De nouvelles stratégies de prévention sont indispensables alors que 7.400 nouvelles infections sont enregistrées chaque jour. "A chaque fois que nous commençons à soigner deux personnes, cinq autres sont infectés", a relevé M. Sidibé.
 

Première publication : 01/12/2009

COMMENTAIRE(S)