Dernière modification : 01/12/2009 

- Épidémie - Sida


Le sida tue moins mais tue toujours

À l'occasion de la 21e Journée mondiale de lutte contre le sida, ce mardi, l'Onusida dresse un bilan encourageant de l'évolution de la maladie, même si elle continue de tuer des milliers de personnes chaque année.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Quelque 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis l'apparition de la maladie et 60 millions ont été infectées, mais le nombre de nouvelles infections a baissé de 17% ces huit dernières années grâce surtout à la prévention, selon un rapport de l'Onusida rendu public quelques jours avant la Journée mondiale de lutte contre le Sida.

"Depuis le début de l'épidémie, près de 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 25 millions de personnes sont décédées de causes liées au VIH", indique le rapport annuel de l'organisme onusien, établi en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et présenté à Shanghai.

En 2008, environ deux millions de personnes sont mortes.

Cependant, s'est félicité lors d'une conférence de presse le directeur exécutif de l'Onusida, Michel Sidibé, le nombre d'infections a baissé de 17% en huit ans alors que "la plupart des progrès s'observent en Afrique subsaharienne".

La trithérapie n'a pas réglé les problèmes de discrimination.

"La bonne nouvelle, c'est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention", a-t-il dit.

"La maladie est entrée dans une phase plus endémique, plus stable", a indiqué, pour sa part, devant la presse à Genève Paul de Lay, directeur exécutif adjoint.

L'Afrique subsaharienne demeure la région du monde la plus touchée avec plus des deux tiers (67%) de l'ensemble des personnes vivant avec le VIH et près des trois quarts (72%) des décès liés au sida en 2008, selon les données collectées par Onusida. Le Swaziland était toujours en 2007 le pays le plus infecté au monde, avec un taux de prévalence du VIH de 26% dans la population adulte.

Cependant, depuis 2001, le nombre des nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé de près de 15%, "ce qui représente environ 400.000 infections de moins en 2008", a précisé l'Onusida.

Conséquence de l'efficacité des thérapies anti-rétrovirales, les personnes infectées vivent plus longtemps et "il y a davantage de personnes infectées par le VIH que jamais" (environ 33,4 millions de porteurs du VIH dans le monde).

Ainsi, le nombre de décès dus au sida a décliné de plus de 10% au cours des cinq dernières années. Selon les statistiques de l'Onusida et de l'OMS, près de 3 millions de vies ont été sauvées depuis qu'un traitement efficace est devenu disponible en 1996.

De même, la thérapie a eu un "impact considérable sur la prévention des nouvelles infections chez les enfants" en empêchant environ 200.000 infections de la mère à l'enfant en 2001.

Cependant, les modes de transmission de la maladie évoluent dans certaines régions du monde sans que les campagnes de prévention ne s'adaptent, déplore l'Onusida qui relève que peu de campagnes s'adressent aux personnes de plus de 25 ans, aux couples mariés ou stables.

"Par exemple, l'épidémie en Europe orientale et en Asie centrale, qui se caractérisait auparavant par la consommation de drogues injectables, se propage désormais aux partenaires sexuels des personnes qui s'injectent des drogues", explique l'Onusida.

"De même, dans certaines parties de l'Asie, l'épidémie autrefois alimentée par une transmission du virus par le biais du commerce du sexe et de la consommation de drogues injectables affecte de plus en plus les couples hétérosexuels".

De nouvelles stratégies de prévention sont indispensables alors que 7.400 nouvelles infections sont enregistrées chaque jour. "A chaque fois que nous commençons à soigner deux personnes, cinq autres sont infectés", a relevé M. Sidibé.
 

Commentaires (1)

je commence par remercier les

je commence par remercier les personnes ayant contribué à la realisation de ce reportage. Le sida ne cesse de faire de ravages. Je suis originaire d'une région où les pernsonnes vivant avec le VIH sontpresque isolées et 80% meurent suite à ce comportement antisocial qu'on leur fait subir. Mais il est aussi à noter que les porteurs du VIH succombent le plus souvent par leur propre négligence. En revanche, on ne saurait leur attribuer l'entière responsabilité de cette négligence. Il se refusent de déclarer leur seropositivité de peur de se faire tenir à distance par leurs proches.
Mais je ne saurait terminer cette réaction sans dire ce que j'ai ressenti en voyant ce reportage portant sur la China dont l'image illustrative est une femme africaine allaitant son enfant. Mais question est celle de savoir si les africains sont perçus comme l'incarnation de la souffrance. Cette démarche est un peu insultante pour le continent africain. De grâce soyez un peu réflexif quand vous publiez vos articles. pourquoi ne pas prendre l'image d'un asiatique croupissant sous le poids du VIH dans un quelconque hôpital? Cette manière de faire rappelle les rôles d,etrhnologues catricaturistes de l'Africains joués par les les explorateurs et les administrateurs coloniaux qui présentaient les africains sous le label de primitifs et de sauvage. Les chinois qui vivent dans les campagnent n,ont pas de conditions de vie meilleures que celles des africains restés ancrés dans leurs traditions. C'est touchant et je ne saurais cacher mon identité. NB: prenez en note pour vos futures publications.
J-M DD du Canada

Pourquoi la photo de NOIR toujours

pour un reportage sur le SIDA en Chine France24 pose une image d'une dame et son bébé noirs.
mais pourquoi pas la photo d'un asiatique ou d'un européen.
Decidement pour afficher la misère partout dans le monde ce sont les noirs qui sont mieux indiqués pour faire la pub.
Pauvre Afrique......

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